28 mai 2007

Pas très glop...

Je fais un stage inintéressant, mon boss compte sur moi pour la suite mais j'ai envie de me barrer, faut que je trouve un nouveau job, j'ai ce putain de rapport à faire (et comme le stage est nul, j'ai pas grand chose à mettre), je nique une fille qui est moche, il pleut, mon coloc' francais avec qui je m'entends super bien se barre et est remplacé par un mec lourd, la machine à laver fuit comme c'est pas permis et le proprio nous laisse nous demerder avec, ma carte illimitée cinéma s'est paumée dans la nature et j'en attends une nouvelle, j'attends également des nouvelles de mon nouveau compte en banque Irlandais et le ventilo de mon laptop souffle tellement que j'ai l'impression d'avoir une des vieilles machines de SM dans ma chambre.

Tout cela n'est pas bien grave, mais bon...

27 mai 2007

Il pleut à Dublin

Je sais que ça peut paraître un titre redondant et un tant soit peu cliché, mais c'est la première fois depuis que je suis à Dublin qu'il pleut un samedi soir!

Étant donné que je n'étais pas sorti vendredi soir suite à un manque impressionnant de motivation, je me suis quand même pris par la main et je me suis emmené, avec mes deux autres compères, dans quelques pubs non pas dans Temple Bar pour changer, mais du côté de St Stephen's Green (des pubs qu'un type m'avait conseillé dans l'avion lors de mon retour en France et en avril (zeugme)). Anna nous a rejoint au cours de la soirée, on a bu un brin, on est rentrés cheu nous et tout le beau monde y a dormi.

Et maintenant, en vrac :
  • J'ai envoyé un mail aux relations entreprises d'EPITA concernant mon dilemme professionel. Pour causes de remises de diplômes des 2006 ce week-end, on m'a demandé de rappeler lundi, ce que je ne manquerai pas.
  • J'ai un CV tout mis à jour et tout beau pour mes futures recherches d'emploi.
  • Gildas se barre le 1er pour être remplacé par Raphaël. J'espère que la cohabitation se passera aussi bien.
  • Les scénaristes de Lost sont des enculés.

22 mai 2007

Le retour des Lacs du Connemara

Ma première expérience de conduite à la mode rosbeef! Et quelle!

Il y a quelques temps, avec le groupe de radasses, nous avions eu l'idée d'organiser un voyage au Connemara tous ensembles, en louant un mini-bus ou un véhicule du même gabarit pour que ce soit plus sympa. Il est apparu que ce week-end était le seul logistiquement faisable pour tous, mais malheureusement, ces demoiselles avaient d'autres plans. Mais nous autres mâles avons décidé de faire ce voyage malgré tout (ce qui a finalement été plus facile, ne serait-ce que parce que louer un véhicule contenant plus de 7 personnes pour ce week-end n'était pas chose aisée).

Nous avons eu une petite frayeur au moment de prendre les clefs de la voiture: l'agence avait refusé ma carte parce qu'il n'y avait pas 800E sur mon compte pour l'assurance. Oui, moi je veux juste louer une voiture a 30E la journée pour me balader, pas forcément louer un car de prostituées... Enfin elle a trouvé une formule à 100E de caution, et nous sommes donc partis.

Mes premiers kilomètres à gauche ne furent pas ce que je pourrais qualifier d'"aisés". Un grand merci à mon co-pilote qui m'a prévenu moultes fois que je lorgnais les rétroviseurs des voitures garées à gauche de trop près, que je m'engageais dans les rues du mauvais côté et pour avoir lu les panneaux à ma place tellement j'étais concentré sur la route. Le levier de vitesse à gauche n'est pas si déstabilisant que ça. On s'y habitue très vite, même si l'on est forcément moins habile pour tenir le volant de la main droite et manoeuvrer le levier de la gauche. Les pédales sont dans le même ordre, ce qui est heureux.

Enfin bref, après quelques difficultés à sortir de Dublin et trouver la bonne route, nous v'là partis en direction de Limerick, sur la côte Ouest de l'Irlande, au Sud de Galway. Route longue et sans encombre, j'en profite pour m'habituer à caler mes points de repère du bon côté de la route et manoeuvrer le levier de vitesse plus aisément.

Limerick étant (enfin étant censé être) une grande ville, nous craignions galérer à trouver notre chemin vers la côte et les falaises de Moher. Haha! On se serait cru dans une ville de campagne. Tu parles d'une grande ville! Décidément, l'Irlande est vraiment un petit pays...

Nous trouvons donc notre chemin jusqu`à notre prochaine étape, un petit bled à mi-chemin entre Limerick et les falaises. Nous y mangeons, nous nous trompons de chemin à la sortie, nous corrigeons notre trajectoire et nous v'là partis vers l'Atlantique. Les routes commencent à être sauvages et très belles. Nous arrivons enfin aux falaises quelque cinq heures après notre départ de Dublin. Bon, c'est toujours aussi beau, surtout que pour le coup, nous avons tout le temps pour visiter et le Soleil est au rendez-vous.

Nous repartons vers Galway, traversons Galway avec quelques difficultés pour trouver la route que nous voulions prendre pour rejoindre le Connemara. Nous la trouvons finalement, et nous longeons la côte sous une succession d'averses et d'éclaircies de Soleil couchant magnifiques. Arrivés à un croisement, je choisis (un peu arbitraitement dois-je admettre) la route d'en face qui paraît monstrueusement paumée, et donc prometteuse en paysages sauvages. Effectivement, nous ne sommes pas déçus et j'y découvre le paysage le plus beau qu'il m'a été donné de voir (si, si!). Nous retrouvons la civilisation après une bonne série de dizaines de minutes. J'avais prévu de faire une montée jusqu'à l'Abbey de Kylemore, qui était le "terminus" du tour que j'avais fait en bus la première fois, mais ces cons-là sont fermés (faut dire qu'il se fait un peu plus de 20h). Bon, tant pis, de toutes façons, c'est pas une grande perte. Nous revenons donc sur Galway et direction Dublin, ou nous rendons la voiture vers 1h du matin après avoir longuement tourné pour trouver une station service et remplir la titine de bibine.

Notre trajet: pour à peu près 700km.

Mes jambes ne répondaient plus beaucoup après ça... Faut dire qu'une Fiat Punto, c'est pas vraiment fait pour les grands comme moi.

Enfin dorénavant, quand ma famille ou mes amis viendront me visiter ("message_subliminal" ce qu'ils feront dans un futur proche j'espère ), je leur ferai ce tour. Non seulement ce n'est pas très cher, mais on découvre des paysages fabuleux.

Le lendemain, dimanche soir donc, nous avons été boire un verre avec Anna, ma Néo-Zélandaise. Ma foi, ce ne fut pas une grande effusion d'affection. Un bisou pour se dire bonjour, un autre pour se dire au revoir, ce fut tout. Je soupçonne que c'est surtout la Guinness qui l'a ramenée dans mon lit la semaine dernière... Bah! J'ai toujours l'Italienne qui attend.

Sujet un peu plus sérieux: le travail. Je commence sérieusement à me faire chier. Les tâches sont inintéressantes au possible, mon patron, bien que très gentil "humainement" parlant, est vraiment un mauvais informaticien (je me trouve un peu gonflé de dire ça alors que son logiciel fonctionne et fait des trucs assez sympa avec des bases de données, mais son code est extrêmement mal foutu et puis finalement, y'a vraiment rien de compliqué derrière tout ça... C'est juste une interface ingénieusement ergonomique, mais aucun algorithme derrière. Comme dirait Akli, c'est du "select from where"), enfin bref, même si j'ai une place déjà acquise chez eux, je songe sérieusement à trouver une place ailleurs le plus vite possible dès la fin de mon stage.

Le hic, c'est que je suis pris dans un dilemme moral (pour une fois). Déjà, j'ai dit à mon boss que je comptais rester après mon stage (c'était à l'époque ou j'espérais encore que bosser sur des bases de données, plongé dans la culture Microsoft pourrait éventuellement devenir intéressant). Ensuite, mon doute se porte sur ce que je dois dire à mon maître de stage. Surtout quand en fait. Car si je lui annonce maintenant que j'ai envie de me barrer, il va me renvoyer dès la fin de mon stage (je ne pense pas qu'il va me garder et me payer un vrai salaire alors qu'il sait que je me fais chier et que je vais me barrer à la première occasion), mais ça va lui laisser le temps de se retourner et de se réorganiser pour me remplacer. D'un autre côté, si je ne lui dit rien, cela m'assure toujours un job quand mon stage se terminera, mais me casser un peu comme un voleur risque de lui faire assez mal vu la fragilité de la boîte.

Pour le moment, je vais envoyer quelques CV à des boîtes Irlandaises histoire de voir. Si j'ai des réponses positives, je vais tenter de négocier un délai d'embauche suffisant pour que mon boss puisse avoir le temps de s'organiser. Si je n'ai rien, alors je prendrai mon mal en patience. Je pense que c'est la meilleure solution.
Ce qui fait qu'en ce moment, en plus de mon stage, je dois taper un foutu rapport dans lequel je n'ai pas grand chose à mettre étant donné la pauvreté intellectuelle de mon stage, je dois refaire mon CV et lettre de motivation stupidement perdus à la suite d'une fausse manoeuvre et rechercher un job pas trop loin de Dublin... Weee! Que d'action! Je me croirais de retour à l'école!

Si seulement... j'étais entouré de gens compétants là-bas... "sigh"...

14 mai 2007

Épicé

J'aurais du écrire le week-end dernier, mais je suis un homme assez occupé ses derniers temps, notamment à cause de mes obligations de stage. Mais bon, j'ai terminé mon abstract d'anglais, le document XML et le rapport en lui-même contient déjà une introduction qui mérite certainement une petite relecture, mais c'est toujours ça de moins à faire. Bref, pas trop le temps de m'amuser (en semaine bien sûr, dès le vendredi soir, c'est "party-time"!).

Donc, le week-end dernier aurait bien mérité un petit article. Je ne sais plus trop ce qu'il s'est passé le vendredi soir (pas que j'étais trop ivre pour m'en souvenir, juste que ça ne devait pas être suffisamment intéressant...), mais le samedi fut un peu plus amusant. Rendez-vous avec une de nos "filles favorites" à Temple Bar pour aller boire un coup. La demoiselle est venue avec deux copines à elle. L'une suggère un pub russe qui, de mon côté, avait reçu quelques bonnes critiques. En fait, si le pub est effectivement sympathique avec son décor de communiste, la musique en revanche est beaucoup trop forte, même pour un pub, surtout rajouté au fait que le genre musical est un rock pas très doux. Nous nous barrons donc assez vite pour retrouver un environnement sonore un peu plus plaisant. Une fois dehors, c'est mon tour de proposer un pub, je choisis celui qui fait également église, parce qu'il est très joli mais surtout parce qu'il est à deux pas. Nous y finissons donc la soirée à grand renfort de pintes.

Vers 3h du matin, nous sortons, l'une des filles complètement raide, pour manger un morceau. Étant donné l'heure tardive qu'il est et l'heure pas tardive à laquelle les derniers transports terminent leur office, il a été décidé que nous finirions tous chez nous, les trois filles et les trois garçons (Gildas, Raphaël et moi). Ce que nous. La fille bourrée nous casse un peu (beaucoup, passionnément) les bonbons pendant encore 2h avant de finalement se coucher, terrassée par la fatigue. C'est donc vers 5h du mat' que la soirée (si on peut dire) se termine et que tout le monde roupille, Gildas et moi dans nos lits respectifs, tous les autres dans le salon.
Une heure plus tard, v'là-t'y pas que notre pochetronne vient frapper à ma porte et me demande si elle peut venir se coucher avec moi. J'ouvre de deux millimètres ma paupière droite, maugréé que oui et me rendors aussitôt. Deux heures plus tard (à peu près hein, il faut pas croire que je m'amuse à surveiller ma montre à chaque péripétie histoire de faire un blog précis), elle se lève car doit aller faire un truc dans un bled relativement éloigné de la ville, me réveille et, sans bonjour ni merde, me dis que je suis un "pourri" (ce n'est pas le terme exact, mais un truc du genre). En fait, il s'avère que la demoiselle a cru que je l'avais draguée pendant la soirée et était un brin vexée de voir que je n'ai rien tenté, ni même que je ne la retiens pas avec moi dans mon lit. Je lui réponds avec toute la diplomatie qu'on peut avoir avec la tête pas loin du duodénum (c'est-à-dire aucune) que je ne l'avais pas draguée le moins du monde (ce qui est vrai), que je n'étais pas forcément très intéressé par une histoire en ce moment (ce qui est faux) et que merde, j'ai envie de dormir. Avec un peu de recul, il m'apparaît que sur le coup j'ai totalement raison, et que si elle avait voulu que je me charge d'elle, elle aurait pu m'envoyer quelques invitations, ce qu'elle n'a point. Bah! Je n'aurais pas gagné grand chose à coucher avec, ce n'est pas une grande perte. Je préfère me concentrer sur l'Italienne de l'autre soir.

Justement, j'ai oublié de dire (en fait je n'ai pas oublié, c'est juste un petit effet de style). J'avais envoyé au cours de la semaine un message à l'Italienne, que j'avais rencontrée précédemment et qui avait demandé à ce qu'on me donne son numéro, si elle était sur Dublin ce soir-là. Pas de réponse. Bon tant pis. Revenons au début de l'épisode, sur la place de Temple Bar. Nous regardons pour la n-ième fois les mecs qui font du limbo et qui j'aperçois-je dans la foule? Évidemment, l'Italienne en question! Elle a l'air très contente de me revoir, on cause un peu et il apparaît qu'elle attend un groupe d'amis pour la soirée. Le mien étant sur le point de partir pour le pub russe, on convient de se rejoindre un peu plus tard. Mais suite à quelques problèmes logistiques et organisationnels, finalement on ne se retrouve pas. Elle m'envoie le lendemain un message comme quoi c'était dommage mais que ce n'est que partie remise. J'ai l'impression qu'elle a envie de passer un peu de temps avec moi cette jolie blondinette... À suivre.

La semaine se passe tranquillement. J'envoie juste un message à cette Italienne pour tenter de plannifier un truc ce week-end. Pas de réponse immédiate.

Vendredi soir (*ce* vendredi soir donc), soirée entre couilles. Les filles sont occupées ou ne répondent pas. Qu'à cela ne tienne, nous sommes allés boire un coup dans un pub pas loin de Grafton Street (rue commerçante pas loin de St Stephen's Green).

Samedi, après une journée productive à taper mon rapport de stage, on se retrouve avec l'une des filles du week-end dernier à Temple Bar (pour changer!). La fille qui a partagé ma couche et avec qui je comptais essayer de négocier un petit quelque chose doit nous rejoindre dans quelques temps. Nous l'attendons donc au premier étage du Fitzsimon's, étage qui fait "dancefloor" à partir de 23h. À un moment, je vois une fille s'approcher de notre groupe. Il s'agit en fait d'une connaissance de Raphaël, qui est ici pour une raison que j'ignore toujours à l'heure actuelle. Bigrement sympathique, elle est originaire de Nouvelle-Zélande, pas trop petite, brune, yeux marron, une peu rondelette mais juste ce qu'il faut à mon goût. On cause pas mal de trucs divers et variés. Un peu plus tard, ma "cible" se radine, accompagnée d'une amie à elle certainement, amie que je qualifierai gentiment de "massive". À un peu moins d'une heure du matin, mes camarades masculins décident de s'en aller, certainement pas très enthousiasmés par l'ambiance discothèque tels que je les connais. Entre finir ma soirée avec deux mecs et la continuer avec quatre filles, mon choix est rapide à faire. Je reste donc avec Anna (la Néo-Zélandaise) et les autres. On va danser un peu, puis on se perd un peu de vue avec les autres filles, ce qui fait que je reste en tête-à-tête avec Anna. Un poil plus tard, on va boire deux pintes au bar parce qu'il fait quand même soif à gueuler pour se faire entendre à cause de cette maudite musique. Arrivés à la moitié de notre cinquième pinte de la soirée, on décide d'aller encore danser un brin et puis finalement s'en aller parce que l'ambiance commence à redescendre (faut dire que les pubs "dansants" ferment à 3h, dont nous ne sommes pas très loin à ce moment de l'histoire). Une fois dehors, elle sort son téléphone et me demande mon numéro. Un peu émeché (elle aussi d'ailleurs), je colle mon front au sien pour surveiller qu'elle tape bien les bons chiffres. Une fois mon numéro enregistré, on se regarde brièvement et on s'embrasse, un peu en bons camarades me sens-je obligé d'ajouter.

Elle habite au peu au Sud de Dublin (au-delà du centre ville) et envisage de prendre un taxi pour rentrer. Mais à cette heure, les cabs libres sont rares et au bout de quelques échecs à en héler un, je lui dis, deux-points-z'ouvrez-les-guillemets : "Je sais que c'est certainement inapproprié, mais si tu veux, tu peux dormir chez moi." Forcément, elle hésite, mais je lui assure que je serai un parfait gentleman (ce que je pensais... cette fille est vraiment sympa). Elle accepte (grâce à ma gueule de gentil mais aussi grâce à la Guinness je suspecte), et nous v'là arrivés chez moi (le chemin du retour ne mérite pas d'être conté). On se couche (moi en caleçon, elle en culotte et avec son haut). Je joue effectivement mon gentleman en évitant de la tripoter aux zones sensibles et même en me retournant vers le mur histoire de montrer ma détermination à tenir parole, mais c'est finalement elle qui craque.

Le lendemain, elle repart vers 9h du matin, je l'accompagne (gentleman oblige) jusqu'à la rue principale près de chez moi et je passe un dimanche avec les yeux pleins de sommeil ce qui a beaucoup nuit à mes activités.
Je pense qu'on se reverra certainement ce week-end.

01 mai 2007

Des gens ! Des gens partout !

Mais que des français(e)s...

Cette semaine fut particulièrement intéressante, que ce soit niveau travail ou relations humaines.

Une fois n'est pas coutume, je vais parler de mon stage (vite fait). Je suis donc dans une start-up basée dans un petit village au Sud de Dublin. La société tourne autour du logiciel qu'à développé mon boss depuis 6 ans, sur son temps libre un peu au détriment de sa famille d'ailleurs. Nous sommes trois, dont mon boss français et une ex-collègue à lui qu'il a réussi à engager pour faire vivoter le bazar. Contraste important entre l'école et mon environnement de travail, puisque je passe du tout Unix au tout Microsoft (ce qui me permet aujourd'hui de cracher de façon justifiée sur Windows et la culture Microsoft). Mes anciens outils me manquent, mais je prends cela avec philosophie en me disant qu'à défaut de prendre du plaisir à travailler, au moins mon expérience s'en voit augmentée.

Mon travail consiste surtout à développer une application permettant de faire presque tout pareil que le logiciel original, mais sur Internet. Ce n'est pas du développement Web comme on pourrait le penser, la partie chiante genre HTML ou Javascript est extrêmement limitée. C'est surtout du C# et ASP.NET... Bon, c'est pas forcément glorieux non plus, mais c'est toujours un item de plus sur mon CV. En fait, ce client web est à développer en "fil rouge", c'est-à-dire que je m'en occupe si je n'ai pas d'autre tâche à faire, et si possible, que je m'en charge sur mon temps libre, en échange d'une prime relativement goulue si j'arrive à tout mener à bien avant la fin juin. Ma foi, je suis légèrement en retard par rapport au calendrier, un peu parce que j'ai quand même envie de faire autre chose que continuer le boulot en rentrant chez moi le soir (sans compter qu'il y a toujours ce foutu rapprort à continuer (commencer?)), mais aussi parce que je dois réutiliser le code de porc immonde de mon boss et que le décryptage de lignes de C# sans commentaire et mal foutu me prend singulièrement la tête. Mais bon, j'ai eu un regain de motivation, donc en ce moment, je concentre tout de même mes efforts sur ce projet "annexe".

Sinon, je me charge également un peu de support client (très bon pour mon anglais et le "choc culturel"), bidouiller à droite à gauche et mettre mes mains dans le camboui Microsoft pour que le logiciel soit certifié "Windows Vista" (le plus rageant, c'est de passer du temps à essayer de régler un bug alors que le problème vient de Windows...).

En fait, si je cause de mon boulot, c'est parce que cette semaine est un peu sortie de l'ordinaire par le fait que j'ai représenté (avec mes deux autres collègues, faut pas déconner non plus), notre petite et vaillante entreprise dans un salon sur l'informatique en Irlande. Deux jours à piétiner dans les quelques mètres carrés de notre stand, à distribuer des feuillets et répéter les mêmes phrases encore et toujours, avec l'accent français qui se fait de plus en plus entendre au fur et à mesure que la fatigue se fait sentir. J'ai tout de même apprécié ces jours car pour une fois, j'ai du causer anglais à plein de gens, et également du comprendre les différents accents que l'on pouvait m'offrir (entre les vieux qui ont un accent irlandais à couper au couteau, ceux qui maugréent, les étrangers qui ont également leur accent, ceux qui n'obtempèrent pas quand je leur demande gentiment de ralentir leur débit de parole...).

J'ai également joué de mon charme avec une femme dans un stand à côté du nôtre. Pas forcément avec une idée derrière la tête, mais j'avais l'air de lui plaire. Par contre, j'aurais bien voulu avoir le même effet sur une indienne dans le stand en face du nôtre, une jeune, sans alliance, avec un sourire qui, même s'il était forcé pour attirer les badauds, n'en restait pas moins charmant. Moi qui ne suis pas trop fana des typées étranger (exception faite des asiatiques), j'ai trouvé cette jeune femme particulièrement attirante. J'ai discuté avec elle un petit peu, mais bon... pas évident de tenter une quelconque approche personnelle dans un milieu si professionnel (pour moi en tout cas). Enfin... au final, elle m'aura permis d'un peu mieux supporter l'attente debout (oui, parce qu'il n'y avait pas grand monde).

Bon, maintenant que la semaine de travail est écoulée, passons au week-end.

Je sais plus si j'ai causé de Raphaël, un pote de Mokuhi qui est arrivé à Dublin y'a pas très longtemps pour y travailler. Sympathique, mais parfois un peu trop lourd à mon goût. Ce n'est pas quelqu'un avec qui je lierais une amitié profonde. Le genre de gars qui fait survivre les mauvais traits de l'adolescence (l'immaturité globalement) alors que je préfère les gens qui ont encore un grain de folie enfantine. Enfin bref, ce zig nous a amené, mon coloc' et moi-même, dans une soirée à l'autre bout de Dublin, organisée par des amis à des coloc' à lui. C'était plus le genre "réunion de potes dans les canapés" que "fiesta avec dancefloor et gonzesses en chaleur". Très international comme moment (ce qui est très commun à Dublin en fait): deux Allemands, un Japonais, une Argentine, un Lithuanien et forcément... plein de Français. C'est d'ailleurs avec deux filles compatriotes qu'on lie le plus connaissance. Ayant un peu marre de causer français parmi tous ces étrangers, je laisse mes congénères le soin de choper numéros de téléphone et organiser la future sortie et je commence à tchatcher avec l'Argentine (qui, ma foi, n'est pas très jolie). Avant de partir (de chez cette dernière d'ailleurs), je te m'obtiens son téléphone au cas où j'en aurais marre des Français. Nous rentrons à la maison après avoir traversé tout Dublin à pied.

Le lendemain matin fut vite passé étant donné que je me levai à 12h30. Un regain de motivation m'a fait prendre le bus jusqu'à Tallaght, une ville au Sud-Est de Dublin où est le magasin de bricolage le plus proche (oui, je compte continuer les travaux dans la maison... C'est rigolo de peindre). Reste de la journée à rien branler.

Le soir venu, nous devions retrouver les filles rencontrées la veille à Temple Bar pour boire un coup (lesdites demoiselles habitent justement pas très loin de ce quartier, ce qui pourra s'avérer éventuellement utile dans un futur proche). Sur la place de Temple Bar officiaient deux Noirs qui faisaient du limbo (exercice qui consiste à passer sous une barre assez bassement placée en se penchant en arrière) sur une musique de Sean Paul (private joke inside...). Après leur petite séance, je sors une phrase qui changera le reste du week-end, deux points, ouvrez-les-guillemets: "C'est même pas drôle, on sait déjà qu'il va pas faire tomber le truc. On connaît déjà la fin, comme dans Titanic!". Ces quelques mots ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd, mais dans ceux d'une Française qui étaint assise sur les marches de la place, juste à côté de moi, et qui remarque: "Tiens? On cause de Titanic?". Je répète alors ma phrase en justifiant mes propos, et de fil en aiguille, on va finalement boire le coup avec la demoiselle et ses deux autres amies qui étaient sur les marches également, ainsi que la paire qui était prévue à l'origine (qui en fait est un trio, mais l'une de ce soir était malade la veille et la numéro deux rencontrée hier ne pouvait pas venir ce soir pour des raisons que je n'ai pas jugées bon de me souvenir... Je clair?). Nous v'là donc avec cinq demoiselles à siroter nos nectars, alors que la veille à la même heure, je craignais passer de nouveau une soirée entre couilles avec les deux autres zigs (Raphaël et mon coloc').

Aucune d'entre elle n'était vraiment "tentable" pour des raisons X ou Y. Cependant, cela fait du bien de causer à des filles, même si elles sont Françaises.

Petite anecdote amusante: en sortant du pub et en remontant la rue très mal pavée de Temple Bar, une fille manque de s'éclater la gueule par terre avec ses hauts talons, mais je lui offre galamment mon bras comme appui pour lui éviter son sort fatal qui non seulement aurait pu porter grandement atteinte à son standing, mais vu la tronche de ses chaussure, sa cheville aurait également dégusté à mon avis. Enfin bref, elle me remercie et comme la demoiselle (enfin je la suppose demoiselle vu son âge apparent) était assez imbibée d'alcool, elle se met à discuter avec moi, me dire qu'elle me trouve "nice" ("charmant", "gentil", "sympa", "adorable" ou encore "propre"), me sortir ses quelques connaissances en français une fois que je lui eus décliné ma nationalité. Elle me propose même de la raccompagner chez elle.

Alors là j'imagine déjà les esprits qui salivent en attendant des descriptions salaces... que nenni! Déjà parce qu'il faudrait être sacrément vicieux et exhibitionniste pour raconter ce genre de détails ("sifflote"), aussi parce que la demoiselle en question était incroyablement petite, pas trop jolie, pétée comme un coing et qu'elle habitait à perpète. Petit dialogue qui s'ensuit (en français pour faciliter la chose (enfin surtout pour les lecteurs)):

Moi: Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Tu es ivre et je n'ai pas envie de profiter de la situation.
Elle: Oh! Tu es si charmant/gentil/sympa/adorable/propre...
Moi: J'aurais été moi-même ivre par contre, je ne sais pas si j'aurais refusé
Elle, pas contente: Parce que je ne peux te plaire que si tu es ivre? Sympa!
Moi: Non non! Juste que si j'avais été ivre, j'aurais eu beaucoup moins de scrupules a profiter de la situation.
GOTO Elle

Et puis bon, j'avais pas forcément envie de continuer la soirée avec elles (au pluriel, parce qu'elle était accompagnée d'une amie à elle... pas terrible non plus d'ailleurs), alors on finit par se séparer. Du coup, avec ces conneries, j'ai perdu mon groupe, mais mes camarades ont eu la présence d'esprit de noter un numéro de téléphone pour garder contact.

Ce que nous dès le lendemain. En fait, le premier groupe de filles (rencontrées l'avant-veille) nous avait proposé de les rejoindre à la plage de Malahide (au Nord de Dublin) pour un pique-nique et passer l'après-midi. Seulement, comme le deuxième groupe (rencontré la veille) possède un indicateur de beauté et de fun plus élévé que le premier, nous avons décidé de passer la journée avec ces charmantes demoiselles rencontrées sur les marches de Temple Bar Square grâce à un flim avec Leonardo di Caprio... Nous passons donc l'après-midi dans un petit parc a Donabaye (au Nord de Malahide, donc encore plus au Nord de Dublin si mes calculs sont exaux) à causer et jouer un peu aux cartes.

Nous sommes revenu vers 19h dans le centre ville de Dublin, j'en ai profité pour aller faire un tour au cinéma parce que j'avais une colossale envie de pisser. Et puis aussi pour faire chauffer ma carte illimitée
(Je suis allé voir "Straightheads" avec Gillian Anderson (spéciale dédicasse pour Dana ;) ), que les cinémas français pourraient traduire par "Têtes hautes". Interdit au moins de 18ans ici. C'est effectivement cru, violent, réaliste et psychologique. Pas de quoi coucher un ours, mais ça fait longtemps que je n'avais pas vu un flim qui me prenait aux tripes par son caractère réel... bref.)

Oui, bref, soirée peinarde. Faut dire qu'on était dimanche aussi, et donc demain...

En fait non, pas boulot. Mes collègues se barrent trois jours en Écosse pour je-ne-sais-quoi en rapport avec le boulot. Du coup, aucun intérêt pour moi de venir au bureau pour être tout seul de toutes façons. Donc, re-grasse mat' aujourd'hui! Journée productive: replâtrage massif d'un mur moisi de la maison et grand avancement dans le client web cité plus haut.

Ce soir, nous sommes retournés à Malahide pour passer une soirée avec nos trois "favorites". Elles avaient ramené quelques amis à elles, ce qui fait que j'ai désormais le numéro de deux Italiennes dans mon répertoire (elles s'étaient barrées avant qu'on ait pu échanger nos coordonnées, mais elles ont envoyé un texto à l'une de nos amies pour que cette dernière me file leur numéro, afin qu'on garde contact parce que bon, on a bien sympathisé... Cool!).

Cette soirée était la dernière de celle qui me plaisait le plus dans le groupe (forcément...). Toujours à cause des transports, nous avons du partir relativement tôt. Mais les mails tournèrent, donc je pense garder contact avec elle. Juste au cas où.

Que de social ce week-end! Une dizaine de personnes rencontrées en trois jours, dont je pense garder contact avec la plupart durant mon séjour en terre gaélique. En bien contrairement aux clichés, c'est l'informaticien (c'est-à-dire Bibi) qui a mené la danse tout le long. Si j'avais du compter sur mes deux autres compatriotes, mes remarques sur le Titanic auraient coulé (haha!). Enfin bien quoi! Ceci promet plein de bonnes choses pour les semaines qui viennent (même si je ne ressens pas d'espoir niveau filles).