Aujourd'hui, j'ai dépensé 769 kcal, soit la quantité d'énergie contenue dans 110 g d'alcool, ce qui représente 139 ml d'éthanol pur, volume que l'on peut retrouver dans 347 ml de vodka, 1 158 ml de Cahors ou encore 3 475 ml de bière. Ingurgiter une telle dose en une heure ferait monter mon alcoolémie à 2,216 g/L de sang (heureusement que je n'étais pas en voiture lorsque ceci est arrivé).
De par la définition de la kcal, j'aurais pu faire monter la température d'un litre d'eau de 769 degrés Celsius, mais il serait plus juste de dire que j'aurais vaporisé plus d'un litre et demi d'eau. Plus « physiquement », pour un bonhomme de mon poids, cela correspond à une séance de boxe, escalader une colline avec un sac de 20 kg, une grosse partie de foot ou un tour de vélo à 25 km/h de moyenne.
J'oubliais : j'ai depensé tout cela en 6 minutes, ce qui nous fait une perte de 2,1 kcal par seconde, soit l'équivalent de l'explosion de 2 grammes de TNT. Par seconde.
Étrangement, cette quantité d'énergie est la même que celle requise pour faire monter (ainsi donc que celle dépensée pour faire chuter) un corps de 82 kg à 4 000 mètres d'altitude sur Terre.
Sources : Wikipédia, http://www.nutristrategy.com/activitylist.htm
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17 août 2013
09 mai 2013
Ce week-end eut lieu la 12ème édition de l'Alchimie du Jeu, grand festival où jeux de société se côtoient avec les jeux d'échec et de rôle, où circulent de chouettes gens en t-shirts orange pour expliquer les dizaines et dizaines de trésors ludiques qui s'étalent presque à perte de vue.
Comme c'est toujours un grand plaisir que de jouer, nous en profitâmes donc allègrement, ma chérie et moi-même, pour nous goinfrer de pions, de dés, de cartes et de plateaux pendant les 3 jours de l'évènenent.
Nous avons donc testé, pas pour vous, mais dans l'ordre :
La première carte de la pioche est posée sur la table face datée, et chacun son tour, chaque joueur place une de ses cartes soit à gauche s'il pense que l'invention en question a été découverte avant, soit à droite s'il pense le contraire. Il place sa carte d'abord face sans date, puis le retourne pour confirmer. S'il a tort, sa carte est défaussée et il doit en reprendre une autre. Le premier joueur à s'être débarrassé de ses cartes gagne la partie.
Les dessins sont beaux, c'est un jeu qui demande un peu de culture mais qui reste très simple. J'ai bien aimé.
Le principe : une pile de Sujets, de Verbes et de Morales, que l'on combine (dans cet ordre) afin d'obtenir des maximes. Parmi celles que nous avons composées et qui m'ont particulièrement fait rire :
Beaucoup de barres de rires avec les combinaisons improbables lors des pioches et des trocs. Il est très rare que personne ne sorte une maxime hilarante.
Originalité : on ne peut globalement interagir qu'avec ses voisins. Le commerce se fait avec son voisin de droite ou de gauche, ainsi que la guerre et le décompte de certains bonus (1PV par carte jaune des voisins, mais pas du joueur). Les cartes que l'on utilise au cours du jeu sont divisées en autant de tas que de joueur. À chaque tour, on pioche une carte dans son tas et on passe ce tas à son voisin.
J'aime beaucoup ces jeux où moult stratégies sont possibles et où aucune n'a l'air de prévaloir sur les autres (encore que nous avons eu un très beau combo de la part d'un ami expert). Le jeu est beau, coloré et donne envie d'essayer d'autres combinaisons. De plus, il se joue assez rapidement une fois assimilées les règles.
Ce jeu est très mauvais. La difficulté des mots à faire deviner est complètement aléatoire (« Capitaine de navire » niveau 4, « Siffler » niveau 5...), et le temps imparti est beaucoup trop long. Le sablier doit bien faire 2 minutes, ce qui est beaucoup trop quand on peut faire deviner un mots en 5 secondes. On passe davantage de temps à attendre que le sablier se remette à zéro qu'à jouer...
Pas trop emballant...
Original, simple, rapide, visuel... Un bon petit jeu qui sort du lot.
Une fois les alliances formées, chacun leur tours les joueurs déposent des jetons « équipement » (de 5 sortes) aux couleurs des cambrioleurs autour des différents lieux (banque, musée...). Dès que les 5 types sont présents autour d'un lieu, on détermine quelle alliance a le plus de jetons équipements. Elle remporte et se partage alors le butin (1 pion équipement = 1 butin). La partie se termine dès que l'on pioche un jeton « brigadier » (qui se cache à la fin de la réserve de jetons équipement).
Évidemment, le cambrioleur le plus riche remporte la partie.
Jeu très bien illustré, dans une ambiance victorienne sombre très bien rendue. Le système des alliances rend le jeu très mouvant. Jouable à 2, ce qui ne gâche rien. Très bien.
Chaque joueur commence avec une main de 4 cartes et un manoir de x cartes, x variant selon le nombre de joueurs. Le but du jeu est de vider son manoir.
La première phase du jeu consiste à jouer sans pouvoir toucher à son manoir. Il est possible de ramasser le tas de carte en cours afin de se constituer une main puissante qui pourra être utilisé lors de la deuxième phase. Cette phase se termine tant qu'il reste des carte dans la pioche.
Durant la deuxième phase, il devient possible de vider son manoir uniquement si le joueur n'a plus de cartes dans sa main. Dans ce cas, il retourne la première carte de son manoir et la joue. Si le coup est valide, tant mieux, sinon, il ramasse le pli (le « cimetière »). Le premier joueur à vider son manoir gagne la partie.
La jeu n'est pas compliqué en soi, mais le manuel n'est pas très clair et certaines combinaisons de carte semblent un peu absentes des règles. Beaucoup de questions posées lors de la première partie...
Mis à part ça, jeu sympathique, pas forcément de quoi rejouer une autre partie...
Dans les forêts peuvent se cacher des loups, mais heureusement, on peut placer dans ces mêmes forêts des chasseurs pour sauver les moutons.
Dans ce tout nouvel opus, on rajoute des étangs poissonneux. Ceux-ci viennet rajouter un bonus à votre plus grand enclos, égal au nombre de poissons présents, pour peu qu'il n'y ait pas de pêcheur (sauf si le garde-pêche veille).
Le côté enfantin du jeu n'empêche pas qu'il est assez long et stratégique. Un bon mélange à mon goût.
Amusant et mignon.
Peut-être étions-nous trop à 8 pour ce jeu. Une fois son tour passé, il n'y a rien à faire à part attendre le prochain. Pas de réflexion particulière à avoir, pas de préparation du prochain coup... Les illustrations et l'esprit du jeu me semblent bien compliqués pour un déroulement assez simple et peu enclin à la réflexion...
Grand jeu en bois très beau, pas évident, et un peu stressant pour peu qu'on s'y prête :)
Deal est un jeu où il faut négocier des œuvres d'art. Il y en a 5 types pour lesquels, en début de partie, chaque joueur attribuer une valeur (de 1 à 5). À la fin, chaque brelan de type d'œuvre rapporte le nombre de points précédemment attribué. Le plus grand nombre de points gagne.
Le jeu se déroule ainsi : sur la table, il y a deux cartes face visible, une face cachée. Une paire de joueur va négocier pour décider qui va prendre quoi (les négociations se font toujours entre 2 joueurs uniquement). Si la négociation n'aboutit pas, les cartes vont au musée et on repioche trois cartes. L'auteur ayant joué avec nous pour la première partie, à 3, le joueur qui ne négocie pas peut, quand il le veut, commencer un décompte à partir de 10. Si à zéro les négociants ne se sont pas mis d'accord, c'est lui qui récupère les cartes.
Une fois la pioche épuisée, on compte ses points.
Quelques variantes peuvent modifier le comptage des points : 2 points par ensemble de 5 cartes de type différent, 1 point par carte rouge, etc.
Jeu très simple, très court, idéal pour occuper quelques minutes.
Les joueurs sont une équipe d'aventuriers dans un temple maudit qui doivent sortir avant que le temple ne s'effondre. Un sablier (de 5 minutes, que l'on retourne une fois) indique le temps restant.
Le temple se compose d'une salle centrale (point de départ) ainsi que de (pour le moment) 2 salles adjacentes. La tuile de sortie se trouve parmi les 4 dernières tuiles de la réserve. Il va donc falloir découvrir des salles pour avancer. Le hic, c'est que pour sortir, il va falloir des clefs. Autant de clefs que de diamants dans la réserve en fait. Il va donc falloir récupérer ses diamants afin de pouvoir sortir plus facilement.
Pour faire tout cela, les joueurs disposent de 5 dés : 2 faces aventurier (vert), un face torche (rouge), une face clef (bleue), une face noire qui paralyse le dé, une face jaune, qui libère de deux faces noires.
Pour avancer dans une salle, il faut faire une combinaison de dés (aventurier + torche par exemple). Pour rajouter des salles, il faut 2 aventuriers. Pour récupérer des diamants, il faut se rendre dans des salles spéciales et fournir de 4 à 10 torches ou clefs (les joueurs se trouvant dans la même salle peuvent cumuler leurs dés). Pour sortir du temple, il faut autant de clefs que de diamants restant (au-dessus de 5 clefs, c'est donc impossible, car la sortie, c'est chacun pour soi. Pas de cumul de dés).
Sachant qu'on peut vite se retrouver bloqué à cause des faces noires des dés, la coopération est vitale (mon dé jaune peut libérer deux dés noirs de joueurs se trouvant dans la même salle que moi). Pour récupérer le plus de diamants aussi. Il faut également se mettre d'accord sur le placement des nouvelles salles afin d'éviter d'avoir un temple trop étalé, et donc long à parcourir. Et aussi, à la fin du premier sablier, il faut retourner dans la salle du début sous peine de perdre un dé.
Le déroulement : dès que le sablier est retourné, tout le monde joue librement. Pas de tour, pas d'attente, c'est flux tendu jusqu'au bout. On lance et récupère nos dés sans s'arrêter (on part du principe qu'on ne triche pas). Il faut surveiller le sablier, la découverte des salles, là où sont nos co-équipiers, les aider, récupérer les diamants, etc. C'est extrêmement dynamique, ça requiert de l'attention partout, ces saloperies de faces noires stressent à mort.
Il est assez difficile de gagner, sachant qu'il faut que tous les aventuriers doivent être sortis du temple avant la fin du temps imparti. Peut-être qu'avec un peu d'expérience, la pose de nouvelles tuiles s'optimise, ainsi que les déplacements, mais comme l'ordre de celles-ci est aléatoire, j'en doute... En tout cas, nous réussîmes au bout de 3 essais. J'ai l'impression que de toute façon, on ne peut pas lâcher ce jeu tant qu'on n'a pas réussi au moins une fois.
Sur chaque hexagone, chaque joueur peut placer une cité. En début de partie, des cartes « objectif » sont tirées et vont déterminer la façon dont les points de victoire vont être distribués. Par exemple, nous avions :
J'ai du mal à expliquer pourquoi j'ai bien aimé ce jeu. Il y a pourtant pas mal de soucis : manque de personnalité et d'histoire, les derniers à jouer sont clairement désavantagés, un peu monotone au bout d'un moment... Mais justement, ce côté simpliste me donne l'impression que c'est juste un problème algorithmique dont il faut coder un programme de résolution optimum. Comme un puzzle quoi. Mais bon, pour un jeu de société, c'est peut-être pas le but recherché.
Les actions sont effectuées en déplaçant un pion sur « la roue des actions ». Il s'agit d'une roue divisée en 8 sections :
Les temples boostent la défense et la production d'une ville. Les technologie améliorent les déplacements des unités, la défense des villes ou la production. Le système de guerre est simple : un point par unité et par ville, celui qui a le plus de point lors d'un conflit gagne la case.
Bon jeu, dans lequel la guerre ne fait pas tout. Rapide à jouer, on fait évoluer notre civilisation assez rapidement, ce qui rend la partie plus attrayante. Je trouve le plateau un peu austère ceci dit, mais ça ne gâche en rien la mécanique.
Sur les tuiles de la planète, on peut retrouver plein d'éléments de l'univers du Petit Prince : des moutons, des renards, des baobabs, des étoiles, des réverbères... qui sont à mettre en rapport avec les personnages dans les coins.
Par exemple, l'Allumeur de Réverbères rapporte 1 point par réverbère sur la planète. Le chasseur, 3 point par type d'animal présent (Renard, Éléphant, Serpent...). Le Petit Prince, 1 point par boîte, et 3 points par type de mouton (il y en a 3 : blancs, marron clair, marron foncé). Etc.
Le premier joueur prend 4 tuiles d'un même type dans la pioche, choisit celle qu'il veut et offre les restantes au joueur de son choix, qui fera de même, jusqu'au dernier qui n'a du coup plus le choix, mais qui sera premier au tour suivant.
Petits pièges : 3 baobabs sur une planètes explosent, et les tuiles sur lesquelles ils apparaissent sont retournées (et sont désertes). Le joueur qui a le plus de volcan obtient un malus du nombre de volcans qu'il possède sur sa planète.
Très joli jeu, bien intégré dans l'univers du Petit Prince. C'est poétique, charmant, simple, rapide, un chouïa stratégique, bref : très bien.
Comme c'est toujours un grand plaisir que de jouer, nous en profitâmes donc allègrement, ma chérie et moi-même, pour nous goinfrer de pions, de dés, de cartes et de plateaux pendant les 3 jours de l'évènenent.
Nous avons donc testé, pas pour vous, mais dans l'ordre :
Timeline
Chaque joueur possède une main de cartes « inventions » qu'il doit replacer dans l'ordre chronologique dans une frise construite au fur et à mesure du jeu par lui et les autres joueurs. Cela va des moulins en Europe au transistor en passant par « Les Misérables » et le saxophone. Chaque carte a une face avec date et sans date. Bien évidemment, les joueurs ont leurs cartes posées devant eux face sans date.La première carte de la pioche est posée sur la table face datée, et chacun son tour, chaque joueur place une de ses cartes soit à gauche s'il pense que l'invention en question a été découverte avant, soit à droite s'il pense le contraire. Il place sa carte d'abord face sans date, puis le retourne pour confirmer. S'il a tort, sa carte est défaussée et il doit en reprendre une autre. Le premier joueur à s'être débarrassé de ses cartes gagne la partie.
Les dessins sont beaux, c'est un jeu qui demande un peu de culture mais qui reste très simple. J'ai bien aimé.
Troquons
En voyant le nom de ce jeu, je me suis demandé si l'auteur n'avait pas eu l'étourderie de ne pas voir le jeu de mot. Puis, quand j'ai vu sur le côté de la boîte : « Un jeu vraiment très très... », j'ai tout de suite été séduit par l'humour.Le principe : une pile de Sujets, de Verbes et de Morales, que l'on combine (dans cet ordre) afin d'obtenir des maximes. Parmi celles que nous avons composées et qui m'ont particulièrement fait rire :
- Le charcutier du 64, rue de l'Église ne vaut pas tripette, et pis c'est tout ;
- L'angoisse hurle d'angoisse, alors chante-lui une chanson ;
- Le poisson pané c'est le sens de la vie : peins-le en vert ;
Beaucoup de barres de rires avec les combinaisons improbables lors des pioches et des trocs. Il est très rare que personne ne sorte une maxime hilarante.
7 wonders
Jeu de stratégie pas trop complexe, mais riche. Chaque joueur dirige une civilisation qu'il doit faire prospérer afin de gagner des points de victoire. Pour cela, il y a moult moyens :- Péter la gueule à ses voisins ;
- Construire des bâtiments (d'un certain type) ;
- Faire progresser la science ;
- Le commerce ;
- Les guildes ;
- Construire une Merveille.
Originalité : on ne peut globalement interagir qu'avec ses voisins. Le commerce se fait avec son voisin de droite ou de gauche, ainsi que la guerre et le décompte de certains bonus (1PV par carte jaune des voisins, mais pas du joueur). Les cartes que l'on utilise au cours du jeu sont divisées en autant de tas que de joueur. À chaque tour, on pioche une carte dans son tas et on passe ce tas à son voisin.
J'aime beaucoup ces jeux où moult stratégies sont possibles et où aucune n'a l'air de prévaloir sur les autres (encore que nous avons eu un très beau combo de la part d'un ami expert). Le jeu est beau, coloré et donne envie d'essayer d'autres combinaisons. De plus, il se joue assez rapidement une fois assimilées les règles.
Activity
En fin de soirée, trouver un jeu pas trop long pour 10 personnes n'est pas chose aisée. L'un des seuls candidats fut « Activity ». Le principe est réchauffé : c'est un Crânium fade. On avance notre pion sur le plateau afin de parvenir à la case Arrivée, en faisant deviner des mots à son équipe en parlant, mimant ou dessinant. Les mots sont classés par difficultés 5, 4 ou 3.Ce jeu est très mauvais. La difficulté des mots à faire deviner est complètement aléatoire (« Capitaine de navire » niveau 4, « Siffler » niveau 5...), et le temps imparti est beaucoup trop long. Le sablier doit bien faire 2 minutes, ce qui est beaucoup trop quand on peut faire deviner un mots en 5 secondes. On passe davantage de temps à attendre que le sablier se remette à zéro qu'à jouer...
Pas trop emballant...
Vitrail
Chaque joueur possède 4 feuilles de plastique transparent(es) sur lesquelles sont collées des gommettes rouges, bleues, vertes ou jaunes. Sur la table, face cachée, une pioche de figures de points colorés qu'il faut reproduire avec les 4 feuilles transparentes. On retourne la première carte de la pile et le premier qui réussit à reproduire la figure gagne la carte. Les cartes les plus difficiles ne sont pas forcément celles où il y a le plus de points, bien au contraire.Original, simple, rapide, visuel... Un bon petit jeu qui sort du lot.
Gentlemen cambrioleurs
5 cambrioleurs, 5 lieux à « visiter », des butins à partager avec vos alliés. En début de partie, chaque joueur se voit attribuer un des 5 personnages qu'il garde secret. À chaque tour, deux alliances se forment parmi les 5 joueurs : une de 2, une de 3, selon le désir du joueur actif (qui ignore l'identité de ses adversaires).Une fois les alliances formées, chacun leur tours les joueurs déposent des jetons « équipement » (de 5 sortes) aux couleurs des cambrioleurs autour des différents lieux (banque, musée...). Dès que les 5 types sont présents autour d'un lieu, on détermine quelle alliance a le plus de jetons équipements. Elle remporte et se partage alors le butin (1 pion équipement = 1 butin). La partie se termine dès que l'on pioche un jeton « brigadier » (qui se cache à la fin de la réserve de jetons équipement).
Évidemment, le cambrioleur le plus riche remporte la partie.
Jeu très bien illustré, dans une ambiance victorienne sombre très bien rendue. Le système des alliances rend le jeu très mouvant. Jouable à 2, ce qui ne gâche rien. Très bien.
Ghooost!
Espèce de Uno avec des règles en plus. Le jeu se compose de cartes numérotées, majoritairement blanches (fantômes normaux) avec quelques rouges (fantômes effrayants sur lesquels on ne peut jouer de fantôme blanc), quelques jaunes (que l'on peut jouer sur n'importe quelle autre carte), quelques bleus (qui apportent un effet particulier : changement de sens, copie d'une autre carte, etc.).Chaque joueur commence avec une main de 4 cartes et un manoir de x cartes, x variant selon le nombre de joueurs. Le but du jeu est de vider son manoir.
La première phase du jeu consiste à jouer sans pouvoir toucher à son manoir. Il est possible de ramasser le tas de carte en cours afin de se constituer une main puissante qui pourra être utilisé lors de la deuxième phase. Cette phase se termine tant qu'il reste des carte dans la pioche.
Durant la deuxième phase, il devient possible de vider son manoir uniquement si le joueur n'a plus de cartes dans sa main. Dans ce cas, il retourne la première carte de son manoir et la joue. Si le coup est valide, tant mieux, sinon, il ramasse le pli (le « cimetière »). Le premier joueur à vider son manoir gagne la partie.
La jeu n'est pas compliqué en soi, mais le manuel n'est pas très clair et certaines combinaisons de carte semblent un peu absentes des règles. Beaucoup de questions posées lors de la première partie...
Mis à part ça, jeu sympathique, pas forcément de quoi rejouer une autre partie...
Guerre des moutons 2
Même principe que le premier opus : contruire un enclos (fermé) de moutons de sa couleur le plus grand possible, sans que le loup ne vienne le dévorer. La construction des enclos se fait avec des tuiles, qu'il faut disposer les une à côté des autres en respectant la continuité des bords (village - village, moutons noirs - moutons noirs, forêt - forêt...). Comme dans Carcassonne.Dans les forêts peuvent se cacher des loups, mais heureusement, on peut placer dans ces mêmes forêts des chasseurs pour sauver les moutons.
Dans ce tout nouvel opus, on rajoute des étangs poissonneux. Ceux-ci viennet rajouter un bonus à votre plus grand enclos, égal au nombre de poissons présents, pour peu qu'il n'y ait pas de pêcheur (sauf si le garde-pêche veille).
Le côté enfantin du jeu n'empêche pas qu'il est assez long et stratégique. Un bon mélange à mon goût.
Bamboléo (co-op)
Jeu d'équilibre : poser en même temps sur un plateau en équilibre des pièces de bois sans rien faire tomber. Nous n'avons pas pu abandonner ce jeu sans l'avoir réussi au moins une fois :)Les chevaliers de la Tour
Toujours dans l'esprit coopératif, il s'agit d'empiler des blocs les uns sur les autres afin de bâtir une tour, dans le temps imparti par le sablier (relativement court). Simple, sauf que les blocs doivent être pris par un élastique, manipulé simultanément par les joueurs (d'où la coopération). Une petite photo pour illustrer.Amusant et mignon.
Cadran de Kaplan
Un mot est à découvrir. Pour cela, il faut jeter des dés, et placer une certaine mise sur la carte placée dans un emplecement numéroté correspondant aux dés (il est possible d'additionner ou de soustraire les valeurs des dés entre-elles). Celui qui a placé la plus grosse mise sur une lettre gagne le droit de la regarder. Une seconde mise peut être placée après, mais le gagnant a le droit à un indice sur le mot (longueur, première lettre, genre...). À la troisième mise, la carte lettre est retournée.Peut-être étions-nous trop à 8 pour ce jeu. Une fois son tour passé, il n'y a rien à faire à part attendre le prochain. Pas de réflexion particulière à avoir, pas de préparation du prochain coup... Les illustrations et l'esprit du jeu me semblent bien compliqués pour un déroulement assez simple et peu enclin à la réflexion...
Grappe de boules en bois (?)
Aucune idée du nom de ce jeu d'adresse. Il se présente sous la forme d'une grappe de boules de bois suspendue. Autour de la structure, des boules colorées plus petites, percées d'un trou. Le but : se débarasser de ses boules en les plaçant sur la grappe, à l'aide d'une baguette (d'où le perçage). Celui qui fait tomber les boules perchées sur la grappe les récupère, bien évidemment.Grand jeu en bois très beau, pas évident, et un peu stressant pour peu qu'on s'y prête :)
Deal
Alors que nous étions en route pour retrouver un couple d'amis, nous nous faisons alpaguer par un auteur. « Un jeu à 2, pas plus de 10 minutes ! » L'offre est tentante, aussi laissons-nous tenter.Deal est un jeu où il faut négocier des œuvres d'art. Il y en a 5 types pour lesquels, en début de partie, chaque joueur attribuer une valeur (de 1 à 5). À la fin, chaque brelan de type d'œuvre rapporte le nombre de points précédemment attribué. Le plus grand nombre de points gagne.
Le jeu se déroule ainsi : sur la table, il y a deux cartes face visible, une face cachée. Une paire de joueur va négocier pour décider qui va prendre quoi (les négociations se font toujours entre 2 joueurs uniquement). Si la négociation n'aboutit pas, les cartes vont au musée et on repioche trois cartes. L'auteur ayant joué avec nous pour la première partie, à 3, le joueur qui ne négocie pas peut, quand il le veut, commencer un décompte à partir de 10. Si à zéro les négociants ne se sont pas mis d'accord, c'est lui qui récupère les cartes.
Une fois la pioche épuisée, on compte ses points.
Quelques variantes peuvent modifier le comptage des points : 2 points par ensemble de 5 cartes de type différent, 1 point par carte rouge, etc.
Jeu très simple, très court, idéal pour occuper quelques minutes.
Escape
Un de mes préférés. Il s'agit d'un jeu coopératif, contre le plateau.Les joueurs sont une équipe d'aventuriers dans un temple maudit qui doivent sortir avant que le temple ne s'effondre. Un sablier (de 5 minutes, que l'on retourne une fois) indique le temps restant.
Le temple se compose d'une salle centrale (point de départ) ainsi que de (pour le moment) 2 salles adjacentes. La tuile de sortie se trouve parmi les 4 dernières tuiles de la réserve. Il va donc falloir découvrir des salles pour avancer. Le hic, c'est que pour sortir, il va falloir des clefs. Autant de clefs que de diamants dans la réserve en fait. Il va donc falloir récupérer ses diamants afin de pouvoir sortir plus facilement.
Pour faire tout cela, les joueurs disposent de 5 dés : 2 faces aventurier (vert), un face torche (rouge), une face clef (bleue), une face noire qui paralyse le dé, une face jaune, qui libère de deux faces noires.
Pour avancer dans une salle, il faut faire une combinaison de dés (aventurier + torche par exemple). Pour rajouter des salles, il faut 2 aventuriers. Pour récupérer des diamants, il faut se rendre dans des salles spéciales et fournir de 4 à 10 torches ou clefs (les joueurs se trouvant dans la même salle peuvent cumuler leurs dés). Pour sortir du temple, il faut autant de clefs que de diamants restant (au-dessus de 5 clefs, c'est donc impossible, car la sortie, c'est chacun pour soi. Pas de cumul de dés).
Sachant qu'on peut vite se retrouver bloqué à cause des faces noires des dés, la coopération est vitale (mon dé jaune peut libérer deux dés noirs de joueurs se trouvant dans la même salle que moi). Pour récupérer le plus de diamants aussi. Il faut également se mettre d'accord sur le placement des nouvelles salles afin d'éviter d'avoir un temple trop étalé, et donc long à parcourir. Et aussi, à la fin du premier sablier, il faut retourner dans la salle du début sous peine de perdre un dé.
Le déroulement : dès que le sablier est retourné, tout le monde joue librement. Pas de tour, pas d'attente, c'est flux tendu jusqu'au bout. On lance et récupère nos dés sans s'arrêter (on part du principe qu'on ne triche pas). Il faut surveiller le sablier, la découverte des salles, là où sont nos co-équipiers, les aider, récupérer les diamants, etc. C'est extrêmement dynamique, ça requiert de l'attention partout, ces saloperies de faces noires stressent à mort.
Il est assez difficile de gagner, sachant qu'il faut que tous les aventuriers doivent être sortis du temple avant la fin du temps imparti. Peut-être qu'avec un peu d'expérience, la pose de nouvelles tuiles s'optimise, ainsi que les déplacements, mais comme l'ordre de celles-ci est aléatoire, j'en doute... En tout cas, nous réussîmes au bout de 3 essais. J'ai l'impression que de toute façon, on ne peut pas lâcher ce jeu tant qu'on n'a pas réussi au moins une fois.
Kingdom builder
Un plateau d'hexagones répartis en type de terrain : forêt, plaine, steppe, montagne, fleurs (?), désert. Sont répartis aussi quelques « lieux » qui rapportent des bonus.Sur chaque hexagone, chaque joueur peut placer une cité. En début de partie, des cartes « objectif » sont tirées et vont déterminer la façon dont les points de victoire vont être distribués. Par exemple, nous avions :
- un point par groupe de cité adjacentes ;
- un point à chaque fois que l'on bâti une cité à côté de celle d'un autre joueur ;
- un point par cité voisine d'un « lieu ».
J'ai du mal à expliquer pourquoi j'ai bien aimé ce jeu. Il y a pourtant pas mal de soucis : manque de personnalité et d'histoire, les derniers à jouer sont clairement désavantagés, un peu monotone au bout d'un moment... Mais justement, ce côté simpliste me donne l'impression que c'est juste un problème algorithmique dont il faut coder un programme de résolution optimum. Comme un puzzle quoi. Mais bon, pour un jeu de société, c'est peut-être pas le but recherché.
Antike
Dans le bassin méditerranéen, les peuples antiques font la courses aux objectifs afin de gagner la partie. Le peuple qui le premier obtient x cartes objectifs (x pouvant varier librement selon la longueur qu'on veut donner à la partie) gagne. Pour obtenir des cartes objectifs, on peut (chaque ligne est cumulable) :- Être le premier à acheter une technologie ;
- Construire 3 temples (puis 6, puis 9...) ;
- Posséder 5 cités (puis 10, puis 15...) ;
- Avoir 7 navires sur 7 cases maritimes différentes ;
- Détruire un temple adverse.
Les actions sont effectuées en déplaçant un pion sur « la roue des actions ». Il s'agit d'une roue divisée en 8 sections :
- Récupérer du marbre ;
- Acheter une technologie ;
- Manœuvre militaire (déplacement ou attaque) ;
- Récupérer du fer ;
- Construire un temple ;
- Récupérer de l'or ;
- Manœuvre militaire (encore) ;
- Engager des troupes.
Les temples boostent la défense et la production d'une ville. Les technologie améliorent les déplacements des unités, la défense des villes ou la production. Le système de guerre est simple : un point par unité et par ville, celui qui a le plus de point lors d'un conflit gagne la case.
Bon jeu, dans lequel la guerre ne fait pas tout. Rapide à jouer, on fait évoluer notre civilisation assez rapidement, ce qui rend la partie plus attrayante. Je trouve le plateau un peu austère ceci dit, mais ça ne gâche en rien la mécanique.
Le Petit Prince
« Construis-moi une planète ! » Chaque joueur construit sa planète, composée de 16 tuiles réparties en 4 types différents : le cœur, les bords montant, les bords descendants, et 4 personnages dans les coins, qui détermine la façon dont la planète va rapporter des points.Sur les tuiles de la planète, on peut retrouver plein d'éléments de l'univers du Petit Prince : des moutons, des renards, des baobabs, des étoiles, des réverbères... qui sont à mettre en rapport avec les personnages dans les coins.
Par exemple, l'Allumeur de Réverbères rapporte 1 point par réverbère sur la planète. Le chasseur, 3 point par type d'animal présent (Renard, Éléphant, Serpent...). Le Petit Prince, 1 point par boîte, et 3 points par type de mouton (il y en a 3 : blancs, marron clair, marron foncé). Etc.
Le premier joueur prend 4 tuiles d'un même type dans la pioche, choisit celle qu'il veut et offre les restantes au joueur de son choix, qui fera de même, jusqu'au dernier qui n'a du coup plus le choix, mais qui sera premier au tour suivant.
Petits pièges : 3 baobabs sur une planètes explosent, et les tuiles sur lesquelles ils apparaissent sont retournées (et sont désertes). Le joueur qui a le plus de volcan obtient un malus du nombre de volcans qu'il possède sur sa planète.
Très joli jeu, bien intégré dans l'univers du Petit Prince. C'est poétique, charmant, simple, rapide, un chouïa stratégique, bref : très bien.
11 mars 2013
Une de moins avant la trentaine
Hier fut mon anniversaire, et le soir d'avant (pour éviter les gueules de bois au boulot), j'ai passé une excellente soirée avec collègues et amis.
Ceci dit, je ne voulais pas me faire mousser sur ma vie sociale, mais plutôt sur les qualités artistiques intarrisables de ma chère Lucile, qui m'a concocté un gâteau d'anniversaire digne de figurer en page d'accueil du site de l'International Day of Awesomeness.
Voyez plutôt :
Et, ce qui ne gâte rien, il est aussi bon que beau.
Et quoi de tel pour finir une journée de repos dominical qu'avec un excellent whisky, un Balvenie, rafraîchi non pas par des glaçons (sacrilège que de diluer un nectar pareil), mais "on the (frozen) rocks" :
Ceci dit, je ne voulais pas me faire mousser sur ma vie sociale, mais plutôt sur les qualités artistiques intarrisables de ma chère Lucile, qui m'a concocté un gâteau d'anniversaire digne de figurer en page d'accueil du site de l'International Day of Awesomeness.
Voyez plutôt :
Et, ce qui ne gâte rien, il est aussi bon que beau.
Et quoi de tel pour finir une journée de repos dominical qu'avec un excellent whisky, un Balvenie, rafraîchi non pas par des glaçons (sacrilège que de diluer un nectar pareil), mais "on the (frozen) rocks" :
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15 janvier 2013
Les pédi-poissons dans l'eau
C'est décidé, je ne promets plus rien, plus de reprise annoncée, plus de posts geekesques garantis, plus de mise à jour régulière vantée... J'écris comme je veux, ce que je veux, et tant pis si le QI moyen d'Internet ne s'en trouve pas grandi.
Je narrerai ma vie quotidienne si j'en ai envie, parce que cela me fait plaisir, parce que je désire afficher au monde mes aventures quotidiennes et les endroits que je fréquente. Je veux rendre verts de jalousie ceux qui ont une vie de merde et qui envieront de toute leur rage le merveilleux idylle que je vis chaque minute.
Bref, à ceux qui auraient quelque chose à redire, je leur dis merde.
Ceci étant dit...
Mon premier passage en tant que client dans une entreprise de relaxation / modelages. Grâce à certaines offres en ligne, quelques plaisirs qui seraient en temps normal trop onéreux pour mes bourses sont désormais raisonnablement abordables. Il y eut déjà le simulateur de chute libre, il y a eu ce samedi la fish-pédicure.
Nous arrivons dans la boutique au sein de laquelle une musique New Age fait rage. Il y fait bon, calme, cozy. L'hôtesse se charge de déposer nos manteaux dans un placard et nous guide vers un petit vestiaire où nous nous déchaussons. Ensuite de quoi, elle entreprend de nous laver les pieds dans une cabine de douche dont le seul signe d'utilisation pédestre est la présence d'un mini-tabouret sur lequel elle pose son séant pour œuvrer. C'est un brin gênant de se faire laver les pieds par quelqu'un, j'ai l'agréable sensation d'être un pacha (mais l'impression ne dure pas longtemps, ce n'est qu'un lavage de pieds dans un institut après tout). En fait, non seulement elle nous les nettoie, mais elle les désinfecte avec un gel antibactérien parce que les petites bêtes qui vont nous picorer la plante et les orteils sont tout de même relativement fragiles. Cela fait, j'enfile tant bien que mal les chaussons blancs taille universelle qu'elle nous donne et nous amène aux piranhas.
Le principe est simple : la chasse aux peaux mortes et autres déchets de la peau se fait grâce à une petite armée de poissons, de la taille d'un petit anchois. Nous mettons les pieds dans l'eau, et illico, des dizaines de bouches viennent nous picorer les talons, les orteils, les chevilles. La sensation est amusante : pas chatouillante, plutôt un léger engourdissement comme lorsqu'on se lève après avoir lu une bande-dessinée entière assis aux WC, mais sans le côté douloureux de l'afflux de sang qui revient. Chacun s'est déjà amusé à laisser tremper un doigt dans l'eau d'un aquarium et se le faire grignoter par un poisson rouge. Et bien la sensation est équivalente, mais partout sur les pieds, et beaucoup plus longtemps.
La séance dure une demie-heure, et la lassitude n'a pas commencé à atteindre les petites bestioles. Nous discutons avec Lucile, surtout sur le côté ludique de l'expérience, nous prenons des paris sur les poissons qui se battent pour quelque morceau de peau morte de nos petons (c'est qu'ils sont agressifs entre eux les bougres !), nous taillons un peu le bout de gras avec une autre hôtesse sur l'entretien des aquariums (aquarii ?). Celle-ci finit par nous indiquer que la séance est terminée en prenant une serviette et en nous demandant nos pieds afin de les sécher. Nous sommes tous deux prudents en les sortant de l'eau, par crainte d'avoir une grappe de poissons agrippée à nous, mais non, ceux-ci ne sont pas si voraces que ça.
La suite : un modelage des pieds. Lucile m'a précisé que le terme "massage" est réservé pour les kinésithérapeutes, et que donc les instituts de relaxation doivent utiliser le terme "modelage", mais au final, cela revient au même. Les deux hôtesses nous conduisent dans l'arrière boutique, toujours décorée façon "zen", dans deux pièces aux lumières tamisées, avec quelques bougies, qui communiquent entre elles via une grande porte coulissante, ouverte pour nous. Nous nous allongeons sur une table de massage, les pantalons relevés jusqu'aux genoux, et les hôtesses nous oignent d'abord le pied droit et entreprennent leur "modelage".
Je ne sais si c'est le fait d'être dans un institut, d'avoir à faire à une personne inconnue, le baume de massage ou la séance avec les petits poissons, mais moi qui suis normalement assez chatouilleux, je me laisse tripoter la plante des pieds avec docilité et calme. C'est d'ailleurs très étrange de se faire masser par une inconnue. J'ai l'impression d'autoriser une fille lambda à accomplir un acte intime envers moi. Ce n'est qu'un massage de pieds pourtant ("foot massage", comme dirait Vincent Vega), mais c'est doux, calme et sensuel. D'autant que les yeux fermés, j'ai l'imagination qui sublime un peu le tout, et étant là pour ça, je concentre mon attention sur mon toucher plutôt que le reste. Peut-être un peu trop, car je qualifie quasiment d'érotique le moment où elle me masse les chevilles en partant du cou de pied, en de lents et longs aller-retours légèrement appuyés, l'onguent faisant coulisser ses mains avec aise et douceur.
La fin du modelage, puisqu'il faut bien l'appeler comme ça, se fait en léger comme une bulle de savon. On nous laisse le temps d'émerger de notre cocon de tranquillité en douceur, puis on nous amène dans une petite pièce pour la "cérémonie du thé", qui est une façon marketing de désigner le moment tampon entre l'univers zen et la vraie vie durant lequel on nous console avec un plateau de thé au gingembre, avec quelques amandes et abricots séchés, dans de confortables oeufs-chaises-balancelles. Nous échangeons nos impressions à voix basses pour ne pas perturber l'harmonie du lieu (bien que nous soyons les seuls clients à cette heure), nous finissons la théière en fonte et repartons bien contents de cette petite expérience.
Les douze coups de midi devant bien sonner quelque part sur ce fuseau horaire, nous avons un petit creux. Nous avons réservé une table dans un restaurant de spécialités sénégalaises. Le lieu ne paye pas de mine, mais la nourriture est très bonne. Des beignets de viande hachée marinée (marinée dans quoi, nous ne saurons le dire, mais c'est délicieux), un Yassa de poisson avec son confit d'oignon pour moi, un Mafé de rôti de bœuf sauce arachide pour Lucile, les deux accompagnés d'un bon pavé de riz, avec pour conclure une bouillie de céréales et de yaourt épicée pour moi, glaces noix de coco - mangue pour Lucile, tout ce repas sur une bouteille d'excellent Tarani (vraiment très bon le Tarani, fruité et frais, c'est exquis).
Le reste de la journée est moins trépidante, mais avec la météo bretonne que nous avons, nous ne pouvons faire guère plus.
Je narrerai ma vie quotidienne si j'en ai envie, parce que cela me fait plaisir, parce que je désire afficher au monde mes aventures quotidiennes et les endroits que je fréquente. Je veux rendre verts de jalousie ceux qui ont une vie de merde et qui envieront de toute leur rage le merveilleux idylle que je vis chaque minute.
Bref, à ceux qui auraient quelque chose à redire, je leur dis merde.
Ceci étant dit...
Mon premier passage en tant que client dans une entreprise de relaxation / modelages. Grâce à certaines offres en ligne, quelques plaisirs qui seraient en temps normal trop onéreux pour mes bourses sont désormais raisonnablement abordables. Il y eut déjà le simulateur de chute libre, il y a eu ce samedi la fish-pédicure.
Nous arrivons dans la boutique au sein de laquelle une musique New Age fait rage. Il y fait bon, calme, cozy. L'hôtesse se charge de déposer nos manteaux dans un placard et nous guide vers un petit vestiaire où nous nous déchaussons. Ensuite de quoi, elle entreprend de nous laver les pieds dans une cabine de douche dont le seul signe d'utilisation pédestre est la présence d'un mini-tabouret sur lequel elle pose son séant pour œuvrer. C'est un brin gênant de se faire laver les pieds par quelqu'un, j'ai l'agréable sensation d'être un pacha (mais l'impression ne dure pas longtemps, ce n'est qu'un lavage de pieds dans un institut après tout). En fait, non seulement elle nous les nettoie, mais elle les désinfecte avec un gel antibactérien parce que les petites bêtes qui vont nous picorer la plante et les orteils sont tout de même relativement fragiles. Cela fait, j'enfile tant bien que mal les chaussons blancs taille universelle qu'elle nous donne et nous amène aux piranhas.
Le principe est simple : la chasse aux peaux mortes et autres déchets de la peau se fait grâce à une petite armée de poissons, de la taille d'un petit anchois. Nous mettons les pieds dans l'eau, et illico, des dizaines de bouches viennent nous picorer les talons, les orteils, les chevilles. La sensation est amusante : pas chatouillante, plutôt un léger engourdissement comme lorsqu'on se lève après avoir lu une bande-dessinée entière assis aux WC, mais sans le côté douloureux de l'afflux de sang qui revient. Chacun s'est déjà amusé à laisser tremper un doigt dans l'eau d'un aquarium et se le faire grignoter par un poisson rouge. Et bien la sensation est équivalente, mais partout sur les pieds, et beaucoup plus longtemps.
La séance dure une demie-heure, et la lassitude n'a pas commencé à atteindre les petites bestioles. Nous discutons avec Lucile, surtout sur le côté ludique de l'expérience, nous prenons des paris sur les poissons qui se battent pour quelque morceau de peau morte de nos petons (c'est qu'ils sont agressifs entre eux les bougres !), nous taillons un peu le bout de gras avec une autre hôtesse sur l'entretien des aquariums (aquarii ?). Celle-ci finit par nous indiquer que la séance est terminée en prenant une serviette et en nous demandant nos pieds afin de les sécher. Nous sommes tous deux prudents en les sortant de l'eau, par crainte d'avoir une grappe de poissons agrippée à nous, mais non, ceux-ci ne sont pas si voraces que ça.
La suite : un modelage des pieds. Lucile m'a précisé que le terme "massage" est réservé pour les kinésithérapeutes, et que donc les instituts de relaxation doivent utiliser le terme "modelage", mais au final, cela revient au même. Les deux hôtesses nous conduisent dans l'arrière boutique, toujours décorée façon "zen", dans deux pièces aux lumières tamisées, avec quelques bougies, qui communiquent entre elles via une grande porte coulissante, ouverte pour nous. Nous nous allongeons sur une table de massage, les pantalons relevés jusqu'aux genoux, et les hôtesses nous oignent d'abord le pied droit et entreprennent leur "modelage".
Je ne sais si c'est le fait d'être dans un institut, d'avoir à faire à une personne inconnue, le baume de massage ou la séance avec les petits poissons, mais moi qui suis normalement assez chatouilleux, je me laisse tripoter la plante des pieds avec docilité et calme. C'est d'ailleurs très étrange de se faire masser par une inconnue. J'ai l'impression d'autoriser une fille lambda à accomplir un acte intime envers moi. Ce n'est qu'un massage de pieds pourtant ("foot massage", comme dirait Vincent Vega), mais c'est doux, calme et sensuel. D'autant que les yeux fermés, j'ai l'imagination qui sublime un peu le tout, et étant là pour ça, je concentre mon attention sur mon toucher plutôt que le reste. Peut-être un peu trop, car je qualifie quasiment d'érotique le moment où elle me masse les chevilles en partant du cou de pied, en de lents et longs aller-retours légèrement appuyés, l'onguent faisant coulisser ses mains avec aise et douceur.
La fin du modelage, puisqu'il faut bien l'appeler comme ça, se fait en léger comme une bulle de savon. On nous laisse le temps d'émerger de notre cocon de tranquillité en douceur, puis on nous amène dans une petite pièce pour la "cérémonie du thé", qui est une façon marketing de désigner le moment tampon entre l'univers zen et la vraie vie durant lequel on nous console avec un plateau de thé au gingembre, avec quelques amandes et abricots séchés, dans de confortables oeufs-chaises-balancelles. Nous échangeons nos impressions à voix basses pour ne pas perturber l'harmonie du lieu (bien que nous soyons les seuls clients à cette heure), nous finissons la théière en fonte et repartons bien contents de cette petite expérience.
Les douze coups de midi devant bien sonner quelque part sur ce fuseau horaire, nous avons un petit creux. Nous avons réservé une table dans un restaurant de spécialités sénégalaises. Le lieu ne paye pas de mine, mais la nourriture est très bonne. Des beignets de viande hachée marinée (marinée dans quoi, nous ne saurons le dire, mais c'est délicieux), un Yassa de poisson avec son confit d'oignon pour moi, un Mafé de rôti de bœuf sauce arachide pour Lucile, les deux accompagnés d'un bon pavé de riz, avec pour conclure une bouillie de céréales et de yaourt épicée pour moi, glaces noix de coco - mangue pour Lucile, tout ce repas sur une bouteille d'excellent Tarani (vraiment très bon le Tarani, fruité et frais, c'est exquis).
Le reste de la journée est moins trépidante, mais avec la météo bretonne que nous avons, nous ne pouvons faire guère plus.
04 novembre 2012
C'est cool de s'envoyer en l'air
Ca ne dure pas assez longtemps, mais c'est bien sympa quand même. Mais je pense qu'on peut vachement plus s'éclater avec des acrobaties.
31 juillet 2012
Epic sandvich
Une fois n'est pas coutume, parlons cuisine.
J'étais tombé au hasard de mes errances ouèbesques sur cette image. Énorme, gras, colossal, exagéré, bref, je voulais tester absolument.
Après avoir oublié cette culinaire tâche dans les tréfonds de ma TODO-list, j'ai finalement réussi à inscrire les ingrédients sur ma liste de course et mettre la main à la pâte.
Verdict : excellent ! Ça a l'air extrêmement bourratif, mais en fait, le jus de cuisson de la viande rend l'Epic Sandvich pas trop sec. Les sauces aident également à donner un bon goût, ainsi que les champignons, les oignons et le fromage. Le bacon se fait bien sentir, mais attention de ne pas trop faire cuire la viande.
Astuce : faire dorer la mie de pain dans une poêle légèrement huilée avec 3 ou 4 gousses d'ail pour se faire des croûtons, c'est l'autre effet KissCool.
Voilà. Epic Sandvich is Epic.
J'étais tombé au hasard de mes errances ouèbesques sur cette image. Énorme, gras, colossal, exagéré, bref, je voulais tester absolument.
Après avoir oublié cette culinaire tâche dans les tréfonds de ma TODO-list, j'ai finalement réussi à inscrire les ingrédients sur ma liste de course et mettre la main à la pâte.
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| 1. Évider le pain |
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| 2. Cook that shit |
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| 3. Première couche de steak, puis sauce (moutarde + Worcheshire sauce / sauce barbecue) |
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| 4. Couche de bacon |
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| 5. Couche de fromage (du gouda au cumin ici) |
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| 6. Couche de champignons / oignons et nouvelle couche de sauce |
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| 7. Nouvelle couche de steak avec le jus de cuisson, puis re-fromage |
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| 8. On referme le tout |
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| 9. On enveloppe ça dans du papier sulfurisé, puis dans de l'aluminium |
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| 10. Compression de César pendant quelques heures |
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| 11. Tada ! |
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| 12. On partage avec sa chérie |
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| 13. Après un petit passage au four... |
Astuce : faire dorer la mie de pain dans une poêle légèrement huilée avec 3 ou 4 gousses d'ail pour se faire des croûtons, c'est l'autre effet KissCool.
Voilà. Epic Sandvich is Epic.
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31 août 2011
Pourquoi mon jacuzzi est awesome.
J'inaugure une nouvelle étiquette (restons français) : « Awesomeness », où seront regroupés les sujets qui me donnent personnellement la chair de poule tant ils ont LA classe. Ce soir, je commence par celle qui caracole en tête du classement (il faut dire qu'elle a l'avantage d'appartenir au monde réel) : ma Lucile.
Il y a quelques semaines, nous fêtions nos deux ans de relation. Mais si de mon côté j'avais réussi à dégoter un cadeau tout de suite (un chevalet de peintre), elle, était victime des délais de livraison de la vente en ligne sur internet. Peu me chalait, j'ai donc attendu.
Hier soir, Lucile revient de la salle de bain avec une jolie robe noire et dorée, soignée comme une veille de Réveillon. Sachant que l'échéance allait bientôt arriver à son terme, je me suis bien douté que l'heure d'ouvrir mes cadeaux était venue. Oui, mais pas si vite papillon ! Il faut les trouver d'abord ! Elle m'explique qu'elle les a éparpillés dans le salon et que je vais devoir résoudre des énigmes rédigés sur des post-it pour les trouver.
Pour résumer, ma chérie m'a offert plein de cadeaux de geek, et j'en suis excessivement fort aise ! Merci à elle.
Il y a quelques semaines, nous fêtions nos deux ans de relation. Mais si de mon côté j'avais réussi à dégoter un cadeau tout de suite (un chevalet de peintre), elle, était victime des délais de livraison de la vente en ligne sur internet. Peu me chalait, j'ai donc attendu.
Hier soir, Lucile revient de la salle de bain avec une jolie robe noire et dorée, soignée comme une veille de Réveillon. Sachant que l'échéance allait bientôt arriver à son terme, je me suis bien douté que l'heure d'ouvrir mes cadeaux était venue. Oui, mais pas si vite papillon ! Il faut les trouver d'abord ! Elle m'explique qu'elle les a éparpillés dans le salon et que je vais devoir résoudre des énigmes rédigés sur des post-it pour les trouver.
- « Le premier [post-it] est caché sur moi ! » m'indique-t-elle. Petite fouille pas pressée, je finis par trouver la papier auto-collant rose (je tairai l'endroit, par pure pudeur) ;
- Le premier [cadeau] est là où sont certains souvenirs imagés. Il est en-dessous de ta jeunesse. Ma première idée est de fouiller mes moult dessins de neveux et nièces, cartes postales, tickets de spectacles et autres bibelots divers que j'ai accumulés au fil de mes expériences, mais le tiroir les recueillant est tellement en bordel que je doute que le premier cadeau et le second indice soient là. Finalement, je capte du coin de l’œil mes albums photos d'antan. Bingo !
- Bravo ! Le deuxième est au-dessus des Étoiles, des batailles de chiens et de japonais... Le coin est sombre ! Des Étoiles... Star Wars ? Vite, mes DVDs. Cachés derrière un petit panneau de bois noir pour être dissimulés dans le meuble de la même couleur qu'ils sont. Maligne !
- Le troisième est sous l'œil noir qui voit derrière ton dos, et aussi caché sous la douceur suédoise. Peste ! L'œil qui voit derrière... L'écran de télé ? Sous la TV qui pèse 40kg ? M'étonnerait. La webcam ? Je n'en ai pas. Suédoise, donc Ikéa... Sous un meuble Ikéa ? Trop pénible. Qu'avons-nous de chez les Nordiques ? Le plaid du canapé... Mais le rapport avec l'œil ? Il voit derrière mon dos. Ah ! C'est malin ! Je m'assois dessus en fait. Bon, dernier indice dans la canapé :
- Le quatrième est un peu comme le Old Spice Guy : très viril et masculin, il se cache dans un écrin macho. Une boîte donc... Je laisse errer mon regard, je tombe sur la boîte à outils. Victoire !
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| Un mug du « O-face » du cochon. |
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| Le livre « The Oatmeal », avec plein d'inédits ! |
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| Le jeu du « Saboteur », découvert, testé et approuvé chez Chipsette. |
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| Enfin, un trésor de geekisme, le liv... Mais qui êtes-vous ? Comment êtes-vous entré chez moi ? |
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| The end <3 |
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29 juillet 2011
Les p'tits navions
De ma fenêtre, à mon nouveau boulot, je vois passer de grosses bêtes dans le ciel.
Vous remarquerez d'ailleurs en fond le formidable ciel d'été toulousain...
Vous remarquerez d'ailleurs en fond le formidable ciel d'été toulousain...
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30 mai 2011
Body painting
Afin de varier les plaisirs et sortir un peu de notre tanière, nous avons, Lucile et moi, participé à une activité de body painting (annonce trouvée sur internet par Lucile, je ne sais trop comment et je ne veux pas savoir).
Après-midi très ensoleillée et très chaude dans une grande maison à la campagne, la séance s'est déroulée avec des gens fort sympathiques qui se sont painturlurés joyeusement dans la bonne humeur, le tout accompagné de délicieux punch et de Pepitos, ce qui ne gâche rien.
Évidemment, c'est l'artiste du couple qui a peint et l'exhibitionniste qui s'est fait peindre. Voici le résultat, dans l'ordre chronologique.
La sensation, sans être pénible, c'est pas agréable comme un massage pourrait l'être. Il s'agit de peinture à l'eau, donc le pinceau est humide et froid, et les petites touches donnent l'impression d'avoir une mouche qui se balade sur le dos. C'est cependant supportable et Lucile arrive à travailler sans me demander l'immobilité totale, ce dont je lui sais gré.
Après-midi très ensoleillée et très chaude dans une grande maison à la campagne, la séance s'est déroulée avec des gens fort sympathiques qui se sont painturlurés joyeusement dans la bonne humeur, le tout accompagné de délicieux punch et de Pepitos, ce qui ne gâche rien.
Évidemment, c'est l'artiste du couple qui a peint et l'exhibitionniste qui s'est fait peindre. Voici le résultat, dans l'ordre chronologique.
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| Premières touches |
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| Un bisou pour l'artiste. |
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08 mai 2011
Déménagement (version longue)
Comme promis il y a longtemps, voici le récit détaillé de notre déménagement à Lucile et à moi.
Lundi, 7h30, chez mes parents. Réveil matinal et difficile après une nuit agitée à penser au déménagement, comme à l'époque désormais lointaine et révolue où, gamin, je me tournais et retournais dans mon lit avant le départ des grandes vacances. Un peu fatigué, la grasse matinée de la veille ayant péniblement rattrapé les efforts fournis pour l'encartonnage de mon studio parisien, mais en forme tout de même, ma motivation faisant office de réserve d'énergie. Petit déjeuner, dernier tour de vérification, derniers bisous à une mère inconsolable de voir son petit dernier partir "loin" et, à 8h, c'est parti avec mon pater. Direction : l'antre de Gérard.
Gérard est un grand ami et ancien collègue de mon papa avec qui je m'entends plus que bien et qui s'est porté volontaire pour aller me donner un coup de main dans mon périple (ce qui aurait été très sot de refuser). Nous arrivons chez lui vers 8h30, le temps de dire bonjour et prendre un kawa, nous sommes repartis pour le Super U de Brie-Comte-Robert, où les locations d'utilitaires sont les moins chères eut égard à notre parcours. Quelques formalités administratives plus tard et vers 9h15, je prends le volant du 15m³ accompagné de Gérard tandis que mon père roule tout seul dans sa Picasso. Le bolide se conduit comme un charme. Première grosse étape du voyage : chez wam.
Route vers Paris peu bouchonnée à mon grand soulagement. Oui, car j'ai oublié de préciser que l'état des lieux de sortie va s'effectuer à midi pétante ce jour même (pas le choix, avec l'agenda compressé que j'avais). Nous disposons de deux petites heures pour transbahuter tout mon barda du cinquième étage de feu 16, rue Guyton de Morveau, 75013 Paris à la camionnette de location située quelques mètres plus bas. Ce que nous, mon père et moi, tandis que Gérard s'affaire à entasser et caler les cartons et meubles.
L'opération se déroule fort bien. Un peu stressé par l'état des lieux proche, lequel nécessite que l'appart' soit vide et propre, je me hâte de sortir dans le couloir les quelques affaires non encartonnées pour raisons diverses et de passer un coup de balai et de serpillière. C'est à ce moment qu'apparaît la dame de l'agence immobilière. Bon, tant pis, elle fait sa visite tandis que je manie mon balai-brosse. La propriétaire étant en train de cuisiner son extrait de naissance avant de l'avaler (à l'instar d'une voisine de palier, pour laquelle une autre voisine, plus jeune, nous a poliment demandé de tenter de faire moins de bruit), je me retrouve donc seul à seul avec la vieille peau qui minaude comme quoi c'est pas tout à fait propre, mais pas suffisamment pour m'amputer de ma caution. Chouette, toujours ça de pris.
Juste avant de partir, je croise ma remplaçante des lieux, une femme dans la trentaine qui m'avait paru sympathique lors de sa visite quelques jours auparavent. Après avoir échangé quelques mots sur l'appartement, je reprends les commandes du camion avec Gérard tandis que mon père se rend à Place d'Italie pour récupérer une jeune demoiselle qui s'était proposée pour du covoiturage. Le 15m³ est à moitié plein, ce qui n'est pas forcément un signe d'optimisme pour l'avenir, car Lucile, si elle n'a pas beaucoup de meubles, a accumulé chez elle au fils des ans un vrai bric-à-brac. Enfin nous verrons. Il est 13h quasi-tapantes.
Voyage sans histoire. Arrivées 15h, je passe le volant à Gérard pour me reposer et somnole quelques dizaines de minutes. Dans les environs de Besançon, vers 17h, je le guide jusqu'à l'appartement de Lucile, devant lequel il se gare complètement à l'arrache (ce dont je ne lui tiens pas rigueur, car difficile de faire autrement étant donné qu'il s'agit d'une avenue assez passante). Je monte chez ma chère et tendre, croise dans l'escalier un ami à elle qui vient donner un coup de main, et la trouve au milieu d'un océan de cartons divers et variés, en train de donner des ordres à un autre pote. Un petit bécot de bonjour parce qu'il n'y a pas que ça à faire, et nous voici en train de descendre ses affaires. Mon père est arrivé entre-temps après avoir déposé son colis de 21 ans. Des paires de bras viennent prêter main forte au fur et à mesure, ce qui accélère grandement la cadence. Gérard est en train de ressentir ce que ressent un joueur de Tetris quand il ne lui reste plus que 5 lignes pour manoeuvrer avant le Game Over de trop plein. Le camion se remplit dangereusement et les cartons ne cessent d'affluer. Certes, il reste encore la voiture de mon père que nous avions réservée pour les colis fragiles, mais le volume est relativement faible. Sueurs froides à l'idée d'obliger Lucile à abandonner de ses affaires. D'autant plus que j'avais oublié de passer par chez un ami à elle pour récupérer un meuble TV et une table basse. Argh !
Il est 20h. Les derniers cartons en retard se remplissent pendant que ceux préparés en avance descendent les escaliers. Le studio se vide de plus en plus, les dernières babioles disparaissent de nos vues et c'est avec un grand soupir de satisfaction que je vois que Gérard géra. Tout tient, il reste même un peu de place pour les meubles à récupérer. Mais la pause s'impose, et après avoir dit au revoir aux déménageurs d'un soir qui ne pouvaient rester, je vais commander les pizzas pour ceux qui restent. Nous mangeons et buvons nos bières dans l'appartement vide de Lucile. C'est un spectacle assez effarant pour celui qui a vu ce même lieu regorger de moult possessions accumulées au fil des ans. Le ménage reste à faire, mais nous avons tous eu assez de boulot pour aujourd'hui, d'autant plus que la nuit tombe.
Après voir tous mangé et bu nos parts, vers 21h, nous repartons pour la grande maison quelque peu isolée des amis de Lucile où sont stockés les meubles restants. Nous les chargeons à la lueur des phares (il reste heureusement suffisamment de place) et laissons dormir le camion dans le terrain qui entoure la baraque (c'est le parking le plus sûr que nous avons pu trouver pour le chargement). Nous reprenons ensuite la voiture à quatre pour nous diriger chez les parents de l'ex de Lucile, avec lesquels elle entretient toujours d'amicaux rapports, afin de passer le nuit (eux aussi ont une grande maison, pleine de chambres).
Chaleureux accueil des dits parents, que j'avais rencontrés à une précédente occasion pour une fondue. Ils nous servent un bon gâteau à la meringue et au citron avec café. La journée fut épuisante, et, maintenant qu'il est plus de 22h, je suis las las las. Le fauteuil dans lequel je suis assis est une bénédiction, le gâteau et le café aussi, mais j'attends la douche avec une impatience de gamin la veille de Noël. Après avoir causé avec l'ex-belle-famille de ma chérie, nous montons dans les chambres d'amis et chacun son tour, nous prenons nos douches (afin de gagner du temps, nous la prenons ensemble Lucile et moi, alors qu'il ne reste plus beaucoup d'eau chaude). Se mettre sous les draps finit de m'emmener au Nirvana et, maintenant que nous avons recouvré notre intimité Lucile et moi, nous nous disons plus amplement bonjour.
Réveil le lendemain vers 7h30 derechef afin de prendre un bon petit déj. Après avoir salué les parents de l'ex, nous nous éclipsons pour récupérer le camion qui avait également passé une bonne nuit. Direction l'appartement de Lucile et nous la laissons poursuivre son ménage pendant que Gérard, mon père et moi faisons quelques emplettes de provisions franc-comtoises pour la route. Le ménage terminé, vers 9h30, nous devons encore faire un crochet par la DDE afin de rendre les panneaux que Lucile avaient empruntés pour l'occasion et qui n'ont finalement pas servi à grand chose (nous avions réussi à nous garer sans gêner personne). Nous poireautons une bonne poignée de minutes avant qu'un employé daigne nous rendre le chèque de caution et nous voilà repartis pour de bon, vers le Sud, vers 10h15. Les amoureux dans le camion, les anciens cheminots dans la voiture.
Voyage sans histoire, un peu longuet (forcément). Les conducteurs des véhicules changent toutes les 3h, et je roupille pendant la traversée du Massif Central parce que bon, à la longue, ça commence à faire pas mal. Nous arrivons après la nuit, vers 20h, devant notre chez nous. Jean-Phi, un ami de Lucile qui nous a obligeamment rendu le service d'aller chercher les clefs de l'appartement à l'agence avant que nous n'arrivions, se pointe un quart d'heure plus tard, ce qui nous a permis de garer le camion comme il faut sans trop gêner la circulation dans la résidence et de préparer le déchargement. Avant que celui-ci ne commence, nous faisons un tour à vide dans notre nouveau chez nous.
Alors déjà, l'entrée de la résidence comprend un portail qui s'ouvre par télécommande. Une fois à l'intérieur, il y a notre bâtiment directement sur la gauche et plus loin, d'autres se profilent, avec également des places de parking qui les longent. Premier hic, l'entrée de notre bâtiment se situe à l'arrière de celui-ci, c'est-à-dire qu'il y a un petit chemin qui part de la route principale et qui contourne la bâtisse, ce qui va nous faire pas mal de trajet avec tout le chargement. Digicode, puis hall d'entrée très propre, très bien. Double portes vitrées et nous voici dans le couloir, qui part à droite et à gauche vers d'autres appartements. Le nôtre est au premier étage (sans ascenseur). Les escaliers et le couloir du premier sont couverts de tapis rouge, et les lumières sont contrôlées par détecteurs de mouvements. Les murs sont couverts de papiers peints jaunes, et l'ambiance fait penser à un hôtel. Tout est calme, propre, molletonné. Nous ouvrons notre porte et sommes bien contents de ce que nous découvrons.
Entrée avec penderie sur la gauche, salon et cuisine américaine également à gauche, avec un balcon au dehors, deux chambres et salles d'eau le long d'un petit couloir à droite. Les murs sont blancs, et tout est carrelé de grandes dalles blanc-cassé. Ça a l'air propre aux premiers abords, c'est spacieux, moderne, bien équipé (4 plaques vitro, hotte, frigo, baignoire...). Lucile jubile intérieurement (il y a du monde), et je suis bien ravi également. Mais il n'y a pas que ça à faire. Nous établissons une chaîne : Gérard dans le camion (il y oeuvre si bien), mon père avec le diable transbahute les cartons du camion au hall, je me charge de les monter au premier et Lucile les réceptionne pour les amener et les ranger dans l'appartement. Jean-Phi ayant d'autres obligations, nous ne sommes que quatre pour tout décharger. Bientôt cinq car un autre ami de Lucile nous rejoint au bout de deux heures d'effort. L'opération se déroule bien, nous suons à grosses gouttes, les muscles bandent, la poussière s'envole et au bout du compte, tout tient dans notre chez nous.
Nous récupérons quelques bières de la veille ainsi que les restants de pizza pour faire notre repas. C'est le capharnaüm complet, mais au moins, c'est fini. Pour nous en tout cas, car mon père et Gérard ramènent le camion et la voiture sur la région parisienne, ce qui leur fait encore un bon trajet devant eux. Le temps de trouver de quoi doucher et coucher tout le monde, et c'est la roupillade générale, vers 23h-00h.
Mercredi, réveil vers 8h car il faut rendre les clefs du camion ce soir et la route n'est pas courte. Je prends le petit déj. avec mon père et Gérard (mon père est grognon car mal dormi sur le matelas pneumatique). Pas de grand préparatif, ils partent donc vers 8h30. J'avoue m'inquiéter un peu sur l'état de forme des deux conducteurs, mais bon, je n'y peux pas grand chose. Alors que j'étais plein de bonne volonté pour commencer le rangement, Lucile, grognonne aussi car pas du matin, m'invite à retourner me coucher avec elle. Ce que je, et m'endors finalement pour me réveiller vers 12h (j'avais besoin de repos). Lucile avait conservé quelques victuailles de dernier recours, et c'est d'elles que nous composons notre premier déjeuner dans notre nouveau chez nous.
L'amoncellement de cartons et de morceaux de meubles épars est assez décourageant. Le volume d'affaires à trier ferait se décourager un puceau devant une paire de séduisantes guibolles écartées, mais la récompense au bout de notre peine vaut clairement le coup de l'effort. D'ailleurs, pour commencer, je monte le lit, afin d'avoir des nuits confortables et reposantes. Une fois le bricolage effectué et le matelas bien en place sur le sommier, nous partons explorer le coin.
Notre résidence est plutôt calme, malgré l'autoroute située à un gros jet de pierre de notre balcon. Avec un peu d'effort cependant, on peut croire qu'il s'agit du roulis des vagues de l'Atlantique. Nous nous dirigeons vers l'avenue principale d'Aucamville, qui n'a d'avenue que le nom et éventuellement sa longueur, et nous découvrons avec allégresse toutes les échoppes nécessaires à la survie dans notre société : boulangerie, médecin, pharmacie, bureau de poste, un Picard... Nous poussons même le vice à repérer un primeur et les agences de nos banques respectives. Tout est à un petite dizaine de minutes de marche, c'est assez rassurant. Sur le chemin du retour, nous explorons dans plus de détails le mini-centre commercial (on peut même dire micro) où se sont établis restaurants, lavomatic, centre de relaxation et club de sport. Ce dernier élément me titille car pour le coup, un lieu de sport à 5 minutes à pied, c'est très alléchant.
Les jours qui suivent se ressemblent assez. Déballages, rangement, aller-retours sans fin dans les magasins environnants (Ikéa, Alinéa, Castorama, Conforama, Géant Casina...) afin de remplir la demeure de biens périssables et d'autres mobiliers. Le budget en a pris un sacré coup dans l'aile, mais l'avantage d'avoir choisi la stratégie du "tout d'un coup", c'est qu'à l'heure actuelle, nous sommes bien installés avec tous les besoins primaires, secondaires ainsi que tous les autres satisfaits.
Voilà. Je suis conscient que la fin est moins détaillée que le début, mais les souvenirs s'estompent vite et l'installation a été moins épique que le déménagement.
Lundi, 7h30, chez mes parents. Réveil matinal et difficile après une nuit agitée à penser au déménagement, comme à l'époque désormais lointaine et révolue où, gamin, je me tournais et retournais dans mon lit avant le départ des grandes vacances. Un peu fatigué, la grasse matinée de la veille ayant péniblement rattrapé les efforts fournis pour l'encartonnage de mon studio parisien, mais en forme tout de même, ma motivation faisant office de réserve d'énergie. Petit déjeuner, dernier tour de vérification, derniers bisous à une mère inconsolable de voir son petit dernier partir "loin" et, à 8h, c'est parti avec mon pater. Direction : l'antre de Gérard.
Gérard est un grand ami et ancien collègue de mon papa avec qui je m'entends plus que bien et qui s'est porté volontaire pour aller me donner un coup de main dans mon périple (ce qui aurait été très sot de refuser). Nous arrivons chez lui vers 8h30, le temps de dire bonjour et prendre un kawa, nous sommes repartis pour le Super U de Brie-Comte-Robert, où les locations d'utilitaires sont les moins chères eut égard à notre parcours. Quelques formalités administratives plus tard et vers 9h15, je prends le volant du 15m³ accompagné de Gérard tandis que mon père roule tout seul dans sa Picasso. Le bolide se conduit comme un charme. Première grosse étape du voyage : chez wam.
Route vers Paris peu bouchonnée à mon grand soulagement. Oui, car j'ai oublié de préciser que l'état des lieux de sortie va s'effectuer à midi pétante ce jour même (pas le choix, avec l'agenda compressé que j'avais). Nous disposons de deux petites heures pour transbahuter tout mon barda du cinquième étage de feu 16, rue Guyton de Morveau, 75013 Paris à la camionnette de location située quelques mètres plus bas. Ce que nous, mon père et moi, tandis que Gérard s'affaire à entasser et caler les cartons et meubles.
L'opération se déroule fort bien. Un peu stressé par l'état des lieux proche, lequel nécessite que l'appart' soit vide et propre, je me hâte de sortir dans le couloir les quelques affaires non encartonnées pour raisons diverses et de passer un coup de balai et de serpillière. C'est à ce moment qu'apparaît la dame de l'agence immobilière. Bon, tant pis, elle fait sa visite tandis que je manie mon balai-brosse. La propriétaire étant en train de cuisiner son extrait de naissance avant de l'avaler (à l'instar d'une voisine de palier, pour laquelle une autre voisine, plus jeune, nous a poliment demandé de tenter de faire moins de bruit), je me retrouve donc seul à seul avec la vieille peau qui minaude comme quoi c'est pas tout à fait propre, mais pas suffisamment pour m'amputer de ma caution. Chouette, toujours ça de pris.
Juste avant de partir, je croise ma remplaçante des lieux, une femme dans la trentaine qui m'avait paru sympathique lors de sa visite quelques jours auparavent. Après avoir échangé quelques mots sur l'appartement, je reprends les commandes du camion avec Gérard tandis que mon père se rend à Place d'Italie pour récupérer une jeune demoiselle qui s'était proposée pour du covoiturage. Le 15m³ est à moitié plein, ce qui n'est pas forcément un signe d'optimisme pour l'avenir, car Lucile, si elle n'a pas beaucoup de meubles, a accumulé chez elle au fils des ans un vrai bric-à-brac. Enfin nous verrons. Il est 13h quasi-tapantes.
Voyage sans histoire. Arrivées 15h, je passe le volant à Gérard pour me reposer et somnole quelques dizaines de minutes. Dans les environs de Besançon, vers 17h, je le guide jusqu'à l'appartement de Lucile, devant lequel il se gare complètement à l'arrache (ce dont je ne lui tiens pas rigueur, car difficile de faire autrement étant donné qu'il s'agit d'une avenue assez passante). Je monte chez ma chère et tendre, croise dans l'escalier un ami à elle qui vient donner un coup de main, et la trouve au milieu d'un océan de cartons divers et variés, en train de donner des ordres à un autre pote. Un petit bécot de bonjour parce qu'il n'y a pas que ça à faire, et nous voici en train de descendre ses affaires. Mon père est arrivé entre-temps après avoir déposé son colis de 21 ans. Des paires de bras viennent prêter main forte au fur et à mesure, ce qui accélère grandement la cadence. Gérard est en train de ressentir ce que ressent un joueur de Tetris quand il ne lui reste plus que 5 lignes pour manoeuvrer avant le Game Over de trop plein. Le camion se remplit dangereusement et les cartons ne cessent d'affluer. Certes, il reste encore la voiture de mon père que nous avions réservée pour les colis fragiles, mais le volume est relativement faible. Sueurs froides à l'idée d'obliger Lucile à abandonner de ses affaires. D'autant plus que j'avais oublié de passer par chez un ami à elle pour récupérer un meuble TV et une table basse. Argh !
Il est 20h. Les derniers cartons en retard se remplissent pendant que ceux préparés en avance descendent les escaliers. Le studio se vide de plus en plus, les dernières babioles disparaissent de nos vues et c'est avec un grand soupir de satisfaction que je vois que Gérard géra. Tout tient, il reste même un peu de place pour les meubles à récupérer. Mais la pause s'impose, et après avoir dit au revoir aux déménageurs d'un soir qui ne pouvaient rester, je vais commander les pizzas pour ceux qui restent. Nous mangeons et buvons nos bières dans l'appartement vide de Lucile. C'est un spectacle assez effarant pour celui qui a vu ce même lieu regorger de moult possessions accumulées au fil des ans. Le ménage reste à faire, mais nous avons tous eu assez de boulot pour aujourd'hui, d'autant plus que la nuit tombe.
Après voir tous mangé et bu nos parts, vers 21h, nous repartons pour la grande maison quelque peu isolée des amis de Lucile où sont stockés les meubles restants. Nous les chargeons à la lueur des phares (il reste heureusement suffisamment de place) et laissons dormir le camion dans le terrain qui entoure la baraque (c'est le parking le plus sûr que nous avons pu trouver pour le chargement). Nous reprenons ensuite la voiture à quatre pour nous diriger chez les parents de l'ex de Lucile, avec lesquels elle entretient toujours d'amicaux rapports, afin de passer le nuit (eux aussi ont une grande maison, pleine de chambres).
Chaleureux accueil des dits parents, que j'avais rencontrés à une précédente occasion pour une fondue. Ils nous servent un bon gâteau à la meringue et au citron avec café. La journée fut épuisante, et, maintenant qu'il est plus de 22h, je suis las las las. Le fauteuil dans lequel je suis assis est une bénédiction, le gâteau et le café aussi, mais j'attends la douche avec une impatience de gamin la veille de Noël. Après avoir causé avec l'ex-belle-famille de ma chérie, nous montons dans les chambres d'amis et chacun son tour, nous prenons nos douches (afin de gagner du temps, nous la prenons ensemble Lucile et moi, alors qu'il ne reste plus beaucoup d'eau chaude). Se mettre sous les draps finit de m'emmener au Nirvana et, maintenant que nous avons recouvré notre intimité Lucile et moi, nous nous disons plus amplement bonjour.
Réveil le lendemain vers 7h30 derechef afin de prendre un bon petit déj. Après avoir salué les parents de l'ex, nous nous éclipsons pour récupérer le camion qui avait également passé une bonne nuit. Direction l'appartement de Lucile et nous la laissons poursuivre son ménage pendant que Gérard, mon père et moi faisons quelques emplettes de provisions franc-comtoises pour la route. Le ménage terminé, vers 9h30, nous devons encore faire un crochet par la DDE afin de rendre les panneaux que Lucile avaient empruntés pour l'occasion et qui n'ont finalement pas servi à grand chose (nous avions réussi à nous garer sans gêner personne). Nous poireautons une bonne poignée de minutes avant qu'un employé daigne nous rendre le chèque de caution et nous voilà repartis pour de bon, vers le Sud, vers 10h15. Les amoureux dans le camion, les anciens cheminots dans la voiture.
Voyage sans histoire, un peu longuet (forcément). Les conducteurs des véhicules changent toutes les 3h, et je roupille pendant la traversée du Massif Central parce que bon, à la longue, ça commence à faire pas mal. Nous arrivons après la nuit, vers 20h, devant notre chez nous. Jean-Phi, un ami de Lucile qui nous a obligeamment rendu le service d'aller chercher les clefs de l'appartement à l'agence avant que nous n'arrivions, se pointe un quart d'heure plus tard, ce qui nous a permis de garer le camion comme il faut sans trop gêner la circulation dans la résidence et de préparer le déchargement. Avant que celui-ci ne commence, nous faisons un tour à vide dans notre nouveau chez nous.
Alors déjà, l'entrée de la résidence comprend un portail qui s'ouvre par télécommande. Une fois à l'intérieur, il y a notre bâtiment directement sur la gauche et plus loin, d'autres se profilent, avec également des places de parking qui les longent. Premier hic, l'entrée de notre bâtiment se situe à l'arrière de celui-ci, c'est-à-dire qu'il y a un petit chemin qui part de la route principale et qui contourne la bâtisse, ce qui va nous faire pas mal de trajet avec tout le chargement. Digicode, puis hall d'entrée très propre, très bien. Double portes vitrées et nous voici dans le couloir, qui part à droite et à gauche vers d'autres appartements. Le nôtre est au premier étage (sans ascenseur). Les escaliers et le couloir du premier sont couverts de tapis rouge, et les lumières sont contrôlées par détecteurs de mouvements. Les murs sont couverts de papiers peints jaunes, et l'ambiance fait penser à un hôtel. Tout est calme, propre, molletonné. Nous ouvrons notre porte et sommes bien contents de ce que nous découvrons.
Entrée avec penderie sur la gauche, salon et cuisine américaine également à gauche, avec un balcon au dehors, deux chambres et salles d'eau le long d'un petit couloir à droite. Les murs sont blancs, et tout est carrelé de grandes dalles blanc-cassé. Ça a l'air propre aux premiers abords, c'est spacieux, moderne, bien équipé (4 plaques vitro, hotte, frigo, baignoire...). Lucile jubile intérieurement (il y a du monde), et je suis bien ravi également. Mais il n'y a pas que ça à faire. Nous établissons une chaîne : Gérard dans le camion (il y oeuvre si bien), mon père avec le diable transbahute les cartons du camion au hall, je me charge de les monter au premier et Lucile les réceptionne pour les amener et les ranger dans l'appartement. Jean-Phi ayant d'autres obligations, nous ne sommes que quatre pour tout décharger. Bientôt cinq car un autre ami de Lucile nous rejoint au bout de deux heures d'effort. L'opération se déroule bien, nous suons à grosses gouttes, les muscles bandent, la poussière s'envole et au bout du compte, tout tient dans notre chez nous.
Nous récupérons quelques bières de la veille ainsi que les restants de pizza pour faire notre repas. C'est le capharnaüm complet, mais au moins, c'est fini. Pour nous en tout cas, car mon père et Gérard ramènent le camion et la voiture sur la région parisienne, ce qui leur fait encore un bon trajet devant eux. Le temps de trouver de quoi doucher et coucher tout le monde, et c'est la roupillade générale, vers 23h-00h.
Mercredi, réveil vers 8h car il faut rendre les clefs du camion ce soir et la route n'est pas courte. Je prends le petit déj. avec mon père et Gérard (mon père est grognon car mal dormi sur le matelas pneumatique). Pas de grand préparatif, ils partent donc vers 8h30. J'avoue m'inquiéter un peu sur l'état de forme des deux conducteurs, mais bon, je n'y peux pas grand chose. Alors que j'étais plein de bonne volonté pour commencer le rangement, Lucile, grognonne aussi car pas du matin, m'invite à retourner me coucher avec elle. Ce que je, et m'endors finalement pour me réveiller vers 12h (j'avais besoin de repos). Lucile avait conservé quelques victuailles de dernier recours, et c'est d'elles que nous composons notre premier déjeuner dans notre nouveau chez nous.
L'amoncellement de cartons et de morceaux de meubles épars est assez décourageant. Le volume d'affaires à trier ferait se décourager un puceau devant une paire de séduisantes guibolles écartées, mais la récompense au bout de notre peine vaut clairement le coup de l'effort. D'ailleurs, pour commencer, je monte le lit, afin d'avoir des nuits confortables et reposantes. Une fois le bricolage effectué et le matelas bien en place sur le sommier, nous partons explorer le coin.
Notre résidence est plutôt calme, malgré l'autoroute située à un gros jet de pierre de notre balcon. Avec un peu d'effort cependant, on peut croire qu'il s'agit du roulis des vagues de l'Atlantique. Nous nous dirigeons vers l'avenue principale d'Aucamville, qui n'a d'avenue que le nom et éventuellement sa longueur, et nous découvrons avec allégresse toutes les échoppes nécessaires à la survie dans notre société : boulangerie, médecin, pharmacie, bureau de poste, un Picard... Nous poussons même le vice à repérer un primeur et les agences de nos banques respectives. Tout est à un petite dizaine de minutes de marche, c'est assez rassurant. Sur le chemin du retour, nous explorons dans plus de détails le mini-centre commercial (on peut même dire micro) où se sont établis restaurants, lavomatic, centre de relaxation et club de sport. Ce dernier élément me titille car pour le coup, un lieu de sport à 5 minutes à pied, c'est très alléchant.
Les jours qui suivent se ressemblent assez. Déballages, rangement, aller-retours sans fin dans les magasins environnants (Ikéa, Alinéa, Castorama, Conforama, Géant Casina...) afin de remplir la demeure de biens périssables et d'autres mobiliers. Le budget en a pris un sacré coup dans l'aile, mais l'avantage d'avoir choisi la stratégie du "tout d'un coup", c'est qu'à l'heure actuelle, nous sommes bien installés avec tous les besoins primaires, secondaires ainsi que tous les autres satisfaits.
Voilà. Je suis conscient que la fin est moins détaillée que le début, mais les souvenirs s'estompent vite et l'installation a été moins épique que le déménagement.
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28 avril 2011
Mon signe zodiacal chez moi
J'avais oublié de préciser que nous avons doublé le nombre de créatures vertébrées dans notre nid :
À l'origine, nous voulions juste un ou deux poissons dans un bocal avec éventuellement une plante pour faire joli, mais la vendeuse peu aimable de l'animalerie dans laquelle nous avons fait nos emplettes vivantes nous a sournoisement convaincus d'augmenter notre budget aquarium. Ce que nous avons fait comme les bonnes poires que nous sommes (et encore, je n'ai pas donné le pire exemple de comportement fruitier dont nous avons fait preuve depuis notre arrivée dans le Sud).
Au final, nous sommes quand même contents d'avoir un aquarium original, quelques couleurs avec le sable et les plantes, des poissons qui tiennent le coup malgré les restrictions d'oxygène que nous leur avons fait subir le temps de trouver un filtre idoine, et le clapotis de l'eau venant du filtre sus-mentionné.
Et afin de combattre les légendes urbaines, je tiens à préciser que, comme l'ont montré des expériences, les poissons rouges peuvent avoir jusqu'à trois mois de mémoire.
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| De gauche à droite : un narguilé, Catadioptre, et Polyphénol. |
Au final, nous sommes quand même contents d'avoir un aquarium original, quelques couleurs avec le sable et les plantes, des poissons qui tiennent le coup malgré les restrictions d'oxygène que nous leur avons fait subir le temps de trouver un filtre idoine, et le clapotis de l'eau venant du filtre sus-mentionné.
Et afin de combattre les légendes urbaines, je tiens à préciser que, comme l'ont montré des expériences, les poissons rouges peuvent avoir jusqu'à trois mois de mémoire.
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25 avril 2011
Same player shoot again
Après un samedi dédié à la grasse matinée et à la peinture, ce dimanche fut dédié à... retourner une dernière fois au Festival de jeu, afin de profiter de leur dernier jour et tester les quelques jeux que Lucile voulait tester. Nous y sommes donc retournés de 14h à 18h30 (le temps passe vite dans ces endroits-là). Rajoutons donc à notre liste :
[1] Tiens ? Un zeugma. C'est pas pour me rajeunir...
- Wobble : plateau dont le pied central est une demie-sphère, le but est de pencher ledit plateau afin de faire rouler la balle de ping-pong dans des trous colorés et dans un certain ordre[1]. Pour ce faire, des jetons sont à disposition pour faire contre-poids, et un dé est là pour décider du nombre de jetons que le joueur peut ajouter ou retirer du plateau. Sympa dans le principe, mais vite lassant.
- Mind ninja : un autre coup en passant car ce jeu est cool.
- Le Donjon de Naheulbeuk : plusieurs personnes recherchaient apparemment des joueurs pour compléter un peu (plus amusant à 6), aussi nous sommes nous installés avec 4 autres quidams, qui connaissaient le Donjon par... les bédés. Des béotiens, des débutants, des bleus, bref des gros n00bz. Un orga nous a rejoints pour nous expliquer les règles. En gros, il y a un certain nombre de "cases" dans la boîte, chacune représentant une étape de l'aventure (et généralement une pièce du donjon) avec les instructions qu'il faut suivre. Soit des gages (faire le tour de la table avec une carte sur la tête, faire un château de carte d'un étage, le tout chronométré), soit... BASTON ! Pour la baston, chacun échange des cartes lettrées pour former un mot, qui donne un certain nombre de coups selon le personnage (épeler "BASTON" pour le Barbare permet de foutre 5 coups au monstre). Chaque perso a ses particularités, plus ou moins utiles (l'Elfe est vraiment un boulet). Règles longues à expliquer, mais le jeu est pas mal, d'autant que les scénarios peuvent être très variés.
- Baloon cup : pour gagner des trophées, il faut récupérer des petits cubes de couleur posés sur des cartes terrain (plaine ou montagne). Afin de les gagner, il faut faire en sorte d'être le moins lesté sur la montagne et le plus lesté sur la plaine. Le lest se décide en fonction de cartes, elles aussi colorées. Ce jeu se joue à deux et est assez addictif, j'ai beaucoup aimé.
- Kahuna : prendre possession d'îles et des ponts les reliant en jouant les cartes portant leur nom (aux îles). Jeu à deux également, fort simple, mais également prenant.
[1] Tiens ? Un zeugma. C'est pas pour me rajeunir...
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24 avril 2011
Festival du jeu à Toulouse
Ce weekend se déroule le festival « Alchimie du jeu » à Toulouse, pour la dixième année. Entrée gratuite, parking gratuit, toutes les raisons étaient bonnes pour y aller. Ce que nous fîmes.
Deux grands halls du parc d'expositions de Toulouse étaient réquisitionnés pour accueillir nouveaux jeux fraîchement primés, vieux jeux classiques connus de tous, jeux de rôle grandeur nature ou non, jeux pour enfants, jeux dans le noir (ce que nous n'avons pas pu essayer malheureusement, faute de place). Je craignais que la foule ne rende irrespirable et désagréable notre sortie, mais les halls occupaient une très grande surface, avec un nombre suffisant de tables et de jeux pour accueillir tous les visiteurs de ce vendredi soir.
Lucile et moi arrivons vers 19h30 et, en attendant un couple d'amis qui doit nous rejoindre, nous faisons vite fait le tour de l'endroit pour nous repérer. Les organisateurs avec leurs t-shirts orange sont très sympathiques et dynamiques et nous renseignent sur les animations et les règles des jeux. Le temps de tester quelques jeux primés, dont :
soirée nuit qui s'est achevée à 3h du matin, dans la joie et la bonne humeur, avec ce sentiment grisant d'être sortis de chez nous, d'avoir vécu un peu de vie toulousaine, de ne pas être resté enfermés chez nous à faire de la peinture ou du ménage.
Peut-être y retournerons-nous demain pour tester encore quelques autres jeux.
Deux grands halls du parc d'expositions de Toulouse étaient réquisitionnés pour accueillir nouveaux jeux fraîchement primés, vieux jeux classiques connus de tous, jeux de rôle grandeur nature ou non, jeux pour enfants, jeux dans le noir (ce que nous n'avons pas pu essayer malheureusement, faute de place). Je craignais que la foule ne rende irrespirable et désagréable notre sortie, mais les halls occupaient une très grande surface, avec un nombre suffisant de tables et de jeux pour accueillir tous les visiteurs de ce vendredi soir.
Lucile et moi arrivons vers 19h30 et, en attendant un couple d'amis qui doit nous rejoindre, nous faisons vite fait le tour de l'endroit pour nous repérer. Les organisateurs avec leurs t-shirts orange sont très sympathiques et dynamiques et nous renseignent sur les animations et les règles des jeux. Le temps de tester quelques jeux primés, dont :
- Passtah : un cube en plastique de 7 cases d'arête (7x7x7), dont 4 faces sont colorées (2 blanches, 2 noires), chacune parallèle à son homologue de couleur. Munis de petits pavés blancs ou noirs de 2 cases de long (2x1x1) que l'on peut glisser à l'intérieur du cube, le but du jeu est de relier deux faces de la même couleur avec ces pavés. Simple, l'intérêt est de réfléchir en 3D.
- Apagos : des petites tortues à la queue-leu-leu percées de trou dans lesquels on peut déposer des billes de couleur blanche ou noire. Poser une bille sur une tortue la fait avancer d'une place. Le but du jeu est d'avoir le plus de billes sur la tortue de tête quand plus aucun trou n'est disponible. Bien sûr, il y a quelques actions supplémentaires que je ne détaillerai pas par pure fainéantise. Là encore, simple et sympa pour des parties relativement rapides (en plus, les tortues en bois sont jolies).
- Mind Ninja : plus un concept qu'un jeu, la table de ce jeu ne possédait que des feuilles de papier et des feutres pour faire des ronds de couleur. Le jeu se compose d'un « plateau » de cases circulaires disposées en quinconce
Un des joueurs propose un défi (relier deux sommets opposés, tracer une ligne de 5 cercles de la même couleur, dessiner un « cercle » de deux couleurs différentes...) et l'autre joueur peut soit accepter le défi (et donc ensuite le réaliser), soit le refuser. Auquel cas, celui qui a proposé le défi doit le réaliser, et à l'autre de l'en empêcher. Jouable sur une feuille de papier, sans règle précise donc possibilités nombreuses, on se prend vite au jeu.
- CornHall : jeu d'extérieur avec 8 sacs de sable de deux couleurs différentes (4 jaunes, 4 bleus), et deux planches inclinées percées d'un trou, placées l'une en face de l'autre et séparées d'une bonne quinzaine de mètres. 2 équipes de 2, chacun allant se placer à côté d'une planche. On lance les sacs sur la planche opposée et on gagne 1 point si le sac reste sur la planche, 3 s'il tombe dans le trou. La première équipe à atteindre 21 points gagne. Le temps que je brille de par ma dextérité, et que la pluie arrive, et nous rentrons pour tester les jeux d'intérieur.
- Gang of 4 : variante du « parquet de merde » pour ceux qui connaissent, le but du jeu est de se débarrasser de ses cartes en surenchérissant sur les cartes posées par les autres joueurs, en respectant la figure lancée (paire, brelan, suite...). Rien d'extraordinaire, mais c'est prenant.
- Perudo : jeu de dés où chacun regarde les siens en secret, puis devine combien de dés de telle valeur il y a en tout (5 dés de valeur 4, 6 dés de valeurs 6...) en surenchérissant obligatoirement sur son voisin, ou bien en le mettant devant le fait accompli. Si celui qui dénonce le bluff se trompe (c'est-à-dire si celui qui a annoncé un pronostic a raison), alors il perd un dé. Sinon, c'est le joueur qui a fait l'enchère qui perd le sien. Le but est de survivre jusqu'à être le seul joueur possédant des dés. J'y avais beaucoup joué lors de mon séjour au ski cette année, et j'ai fini par gagner après un face-à-face sanglant contre Lucile.
- Dobble : le jeu se compose de cartes rondes sur lesquelles sont dessinés plein de petits signes (chien, chat, toile d'araignée, lune...). Une carte est donnée à chaque joueur, qui la pose devant soit face cachée. Le reste forme une pile, face visible, au milieu de la table. Les joueurs retournent simultanément leur carte et le premier qui trouve une image commune entre la carte du milieu et celle d'un autre joueur l'annonce (l'image) et lui donne la carte du milieu. Idem pour celle du dessous, etc. Le perdant est celui qui a récupéré le plus de cartes. Ce jeu est très prenant et met bien l'ambiance, sans pour autant être long.
- Aventuriers du rail US : grand classique toujours aussi prenant. Sur une carte des États-Unis, il faut relier des villes par des lignes de chemin de fer, représentées par des wagons. Chaque joueur doit remplir des objectifs plus ou moins payant en points (relier New York à Los Angeles par exemple) en piochant des cartes wagons de certaines couleurs pour pouvoir bâtir des lignes, lesquelles ont également une couleur. Du coup, optimisation de chemin, coup fourré pour bloquer l'autre, stress du blocage au rendez-vous. Après une furieuse partie d'une heure et demie, j'ai victorieusement gagné haut la main.
- Linq : à chaque tour, on distribue des cartes dont deux, au hasard, contiennent une série de mots. Le distributeur choisit un chiffre entre 1 et 10, correspondant à un mot écrit sur les deux cartes (lesquelles sont identiques). Ce mot devient le mot de passe, et les deux joueurs ayant ces cartes sont des espions qui doivent se reconnaître. Les autres joueurs sont des contre-espions qui doivent évidemment repérer les espions. Chacun leur tour, les joueurs doivent dire un mot. puis quand tout le monde a parlé, un deuxième mot. À ce stade, les espions doivent tenter de se repérer (si le mot de passe est « banane » (chaque espion sait que c'est le mot de passe car les cartes sont identiques) et que l'un dit « singe » et l'autre dit « split », alors ils ont des chances de se repérer). Une fois que tout le monde a dit ses deux mots, tout le monde simultanément désigne les deux personnes qu'il pense être espions. Ceux qui trouvent gagnent des points. Ce jeu est très drôle car les mots que chacun dit n'ont souvent rien à voir et on se retrouve avec des combinaisons assez improbables.
- Buzz it : un de ces jeux faisables à la main qui ne méritent par forcément d'être achetés. Des cartes sur lesquelles sont écrits des thèmes. Les joueurs doivent chacun leur tour annoncer un mot en rapport avec le thème en question et en moins de 5 secondes. Dès qu'un des joueurs met trop de temps ou quand son mot n'est pas recevable, il récupère la carte. Le perdant est celui qui a le plus de cartes.
Peut-être y retournerons-nous demain pour tester encore quelques autres jeux.
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